Saint-Laurent

La lutte contre la faim: un combat à finir

La faim et la malnutrition sont des réalités quotidiennes pour plusieurs familles. Face à ce problème, le Comité sécurité alimentaire a nourri gratuitement des dizaines de Laurentiens le temps d’un dîner.

Selon Marie-Eve Deguire, organisatrice communautaire au CSSS Bordeaux-Cartierville­‒Saint-Laurent, deux enjeux entourent les problèmes de nutrition. Il est difficile d’avoir accès à des aliments frais, variés et à faible coût. Aussi, plusieurs manquent d’information et de formation sur les bonnes habitudes alimentaires.

«Manger sainement et à faible coût, c’est possible!», pense l’organisatrice. Avant le repas, elle a rappelé que les familles de Saint-Laurent pouvaient faire appel au dépannage alimentaire, au jardinage collectif, à l’épicerie solidaire, ou au système d’achat et de cuisines collectives.

Les Laurentiens venus casser la croûte ont reçu des dépliants d’organismes communautaires qui peuvent leur venir en aide. L’événement a surtout attiré les familles avec de jeunes enfants.

L’événement organisé par le comité sécurité alimentaire du Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent (COSSL), s’est déroulé dans une ambiance bon enfant ponctuée des rires des nombreux petits. 

Plus de bouches  à nourrir

Sheyla Mosquera, directrice du Relais laurentien, une épicerie solidaire, remarque que de plus en plus de gens font appel à son organisme. «Oui, il y a une hausse de la demande. Lorsque je suis arrivée, il y avait 70 membres. Quatre mois après, on a presque 400 membres.»

«La plupart des clients sont des familles de trois enfants en moyenne. Environ 80% des gens qui viennent sont des immigrants», raconte la directrice. L’épicerie solidaire offre des produits de 30 à 40% moins chers que dans les grandes surfaces.

La Corporation culturelle latino-américaine de l’amitié (COCLA), qui a pignon sur rue depuis près de 20 ans, fournit un support aux familles laurentiennes de toutes origines. Chaque vendredi, 1200 paniers de denrées sont distribués au coût de 2$. L’organisme a connu une hausse importante de la demande lors de la dernière crise économique.

Le Centre d’accueil et de référence sociale et économique pour immigrants de Saint-Laurent  (CARI St-Laurent) connaît une diminution de la demande. L’intervenante Margoth Guevara l’attribue à l’apparition de nouvelles ressources. Cet organisme propose des ateliers sur les bons choix nutritionnels.

«Il y a un problème de nutrition pour les familles. Beaucoup de gens n’ont pas beaucoup d’argent. Ils font des choix moins santé parce que c’est moins cher», rapporte Mme Guevara.

La faim, qui ça affecte?

La moitié de la population du territoire ne peut pas s’approvisionner adéquatement en fruits et légumes frais sur une distance de marche.

– 52,8% des 15 ans et plus ont un revenu total inférieur à 19 999$. Cette situation touche 76,8% des immigrants récents.

– En 2006, une étude démontrait qu’il manquait 21% au revenu des familles pauvres pour permettre à celles-ci de se nourrir correctement.

(Source: CSSS Bordeaux-Cartierville‒Saint-Laurent)

 

Articles récents du même sujet

Exit mobile version