Saint-Laurent

Un écrivain près de chez vous

Sorel Incari, un auteur de Saint-Laurent, publiera son premier roman dans les prochaines semaines. Quatre ans après son arrivée au Québec, il fait publier Le linge  sale, une intrigue tournant autour du processus d’immigration canadien.

M. Incari raconte l’histoire fictive d’une femme qui s’appelle Maguy. Écrit au «je», parce l’auteur souhaitait «qu’on ressente la déchéance vécue du personnage et ses rêves qui se fracassent», ce récit commence au Congo. Le linge sale raconte l’histoire d’une femme congolaise qui épouse un homme congolais qui va immigrer au Québec après avoir fait de brillantes études en France. À la suite d’une période d’adaptation longue de 12 ans, il tente de faire venir sa femme et sa fille au Canada. La petite passe un test de paternité qui révèle que son père n’est pas le sien. L’intrigue évolue davantage au fil des pages de ce roman accessible qu’il est difficile de refermer.

Né à Brazzaville, M. Incari connaît intimement les difficultés de l’adaptation à une nouvelle culture. «Ce n’est pas facile, ça prend du temps», résume-t-il. Cette histoire lui a été inspirée d’une conversation qu’il a entendue dans un train il y six ans. Une femme confiait à haute voix qu’elle avait dû faire subir ce genre de test à ses enfants, ce qui avait piqué la curiosité de l’auteur laurentien.

Écrire à Saint-Laurent

Reprenant l’expression d’Éric-Emmanuel Schmitt, M. Incari affirme qu’«écrire c’est comme un accouchement.» Précisant sa pensée, il explique que  «c’est douloureux pour la famille, surtout pour le temps qu’on passe loin des siens à écrire et pas en famille. Aussi, c’est éprouvant de recevoir des critiques parfois acerbes des relecteurs», confie l’auteur de Saint-Laurent.

Selon lui, trouver une maison d’édition est aussi difficile. Avant de recevoir une réponse positive des éditions l’Harmattan, M. Incari a dû essuyer plusieurs de refus, notamment parce son récit se déroule en Afrique. Il a toutefois persévéré. «Je ne pense pas que le lectorat québécois ne se limite à une zone géographique. En plus la littérature, ça sert à faire voyager», dit-il avec le sourire.

Le Laurentien n’a pas beaucoup l’occasion de faire des rencontres. «J’aimerais pouvoir rencontrer mes lecteurs à Saint-Laurent, peut-être même à la bibliothèque», pense celui qui dit quand même «très fier de demeurer à Saint-Laurent, où je vis dans un voisinage intéressant où les gens sont ouverts.»

M.Incari travaille présentement sur un récit occulte qui se déroulant aussi en Afrique. Appuyé par le réseau des auteurs africains de Montréal, il tiendra une séance de dédicace aux alentours de la fin août dans un lieu qui est encore à déterminer. Les intéressés peuvent en savoir plus en consultant la page Facebook de l’auteur à l’adresse suivante. http://www.facebook.com/sorel.incari

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