Recommandé par Jean Charest, il a été nommé à l’unanimité par le caucus de son parti. Choisi très rapidement par sa famille politique, Jean-Marc Fournier ne souhaite pas poser sa candidature à la course à la direction. « Ça ne me tente pas », dit-il sans détour. « Soyons bien franc, moi à ce moment-ci de ma carrière dans ma vie personnelle, dans les enjeux qui sont les miens, je pense que d’autres peuvent faire cette course. »
Une opposition d’ouverture
Il entend rester à l’écoute et collaborer avec le gouvernement de Pauline Marois. « On va être une opposition constructive, on accepte le résultat de l’élection. Nous allons collaborer en matière économique, comme en création d’emplois. Pour tous les moyens qui permettent d’avoir de la croissance économique, on va être au rendez-vous », annonce M. Fournier.
Toutefois, le chef de l’opposition s’opposera aux mesures gouvernementales en faveur de la souveraineté du Québec. « Il est clair pour nous que nous sommes contre la séparation, contre les mesures qui nous y amènent, que ce soit un référendum ou que ce soit la multiplication de motions visant à susciter de fausses chicanes. Pour nous, c’est contreproductif avec l’économie. »
Soutenir les Laurentiens
Jean-Marc Fournier prévoit soutenir l’économie de Saint-Laurent. Le dossier de reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants lui tient à cœur.
« Il y des entreprises qui cherchent des employés et il y a des employés potentiels qui cherchent la reconnaissance de leurs connaissances professionnelle pour pouvoir avoir un emploi. En juin dernier on a fait l’annonce de deux mesures que je trouve excessivement importantes. Il y a une mesure qui est le pôle de coordination pour l’accès à la formation. Le pôle est en mesure de donner plus de formation plus spécialisée, basée sur les réels besoins. C’est plus de cas par cas.
Cet outil va être nécessaire à un autre outil pour les citoyens; un poste de commissaire aux plaintes en matière de reconnaissance des compétences professionnelles.»
«C’est plutôt un commissaire d’accompagnement. Il n’y a pas que des plaintes. C’est un endroit où on peut aller pour dire: » Voici mon bagage. Qu’est-ce que je fais? Comme j’y arrive? » Le commissaire est là pour accompagner les nouveaux arrivants. » M. Fournier tient aussi à défendre le Plan nord, dans lequel une quinzaine entreprises de Saint-Laurent auraient des intérêts.