La navette spatiale du Centre de simulation en science et technologie (CENST) de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a officiellement décollé le 13 octobre. L’engin, installé au Centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci, dans l’arrondissement Saint-Laurent, reproduit les principales caractéristiques des installations de la NASA. Callisto – tel est son nom de baptême – accueille des élèves et leurs enseignants du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle, afin de leur faire vivre des missions scientifiques à l’intérieur desquelles se conjuguent de multiples objectifs pédagogiques.
Les membres d’un équipage y vivent une simulation de voyage dans l’espace, de courte ou longue durée, élaborée en fonction de leurs aptitudes et de leur niveau de connaissance. Les thèmes de l’astronomie et de l’aérospatial sont évidemment abordés, mais la navette offre avant tout un cadre ludique pour appliquer des principes scientifiques, aborder des connaissances historiques, utiliser les arts plastiques, produire des textes divers et développer leadership et travail d’équipe. «Le contexte spatial génère beaucoup d’enthousiasme chez les élèves, assure Véronique Pagé, chargée de projet. Il les motive à participer activement à leurs apprentissages et les place dans un contexte de résolution de problèmes où ils doivent interagir dans un cadre complexe. »
Un projet du futur
La naissance de la navette spatiale du CENST, seul équipement fixe de cette envergure en milieu scolaire sur l’île de Montréal, aura été un projet de longue haleine. Dès 2004, l’idée de construire une navette abritant un simulateur de vol spatial décollait à la CSMB. Reposant sur une croyance indéfectible en la valeur pédagogique du projet et grâce à un travail d’équipe fait de créativité et de persévérance, la navette voyait physiquement le jour au cours de l’année scolaire 2007-2008.
Plus de 500 élèves ont depuis pris part à 25 missions exploratoires, afin de roder au quart de tour le concept et ses trousses pédagogiques. Pour la prochaine année, cinq cent autres astronautes en herbe sont attendus à bord de l’engin.
(S.S.)