Sud-Ouest

Centres d’éducation populaire : les baux seront prolongés pour un an

Le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles

Les six centres d’éducation populaire situés sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ne feront pas face à l’expulsion le 31 mai prochain, le ministère de l’Éducation ayant décidé de prolonger les baux pour une période d’un an, selon les informations obtenues par TC Media.

«C’est la solution qu’on privilégie, indique Julie White, attachée de presse du ministre de l’Éducation, François Blais. On est en train d’attacher les dernières ficelles.»

«Ça veut dire qu’on arrête de parler du 31 mai comme date d’expulsion. On est certain de ça», commente Donald Nolet, coordonnateur du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles. Mais cela ne garantit pas la survie des centres à long terme.

Bouteille de Ginger Ale
«De ne pas avoir à partir, c’est une excellente nouvelle. On n’ouvre pas une bouteille de champagne mais de Ginger Ale», tempère également Roger Leclerc, directeur du Comité d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et de St-Henri (CEDA).

«C’est une solution temporaire qui permet de ne pas fermer les centres dans un mois. Mais il faudra trouver une solution permanente», souligne la commissaire scolaire du Sud-Ouest à la CSDM, Violaine Cousineau.

Travaux urgents
Les baux sont prolongés aux conditions actuelles. Le gouvernement paierait aussi pour les travaux de rénovation urgents que nécessitent les bâtiments où logent les centres.

Depuis une quarantaine d’années, les six centres, dont deux sont situés dans l’arrondissement du Sud-Ouest, logent gratuitement dans des immeubles excédentaires de la CSDM. Il y a trois ans, la commission scolaire, qui n’a plus les moyens de les héberger, a annoncé qu’elle ne renouvellerait pas les baux. Les centres ont frappé à la porte du gouvernement du Québec afin qu’il prenne le relais.

Comité
Une rencontre a eu lieu le 28 avril entre le ministre Blais et les responsables des centres. En plus de discuter de la prolongation du bail, ils ont convenu de former un comité réunissant des représentants du ministère et des centres. Il aura pour mandat de trouver une solution à long terme, explique Donald Nolet.

«Il travaillera à voir ce qui pourrait être fait pour le financement», précise Julie White. Le gouvernement pousse les centres vers l’autonomie.

Roger Leclerc retient un message: «Les centres doivent contribuer à leur autofinancement davantage».

Alors que jusqu’à maintenant les discussions dans ce dossier étaient menées entre Québec et la CSDM, Roger Leclerc exprime sa satisfaction face à la création de ce comité où siégeront les centres. «On va pouvoir discuter nous-mêmes de notre avenir», lance-t-il.

Les centres disposent donc d’un sursis pour trouver une solution permanente, eux qui y travaillent depuis déjà trois ans. Il s’agit d’une situation qui monopolise beaucoup d’énergie, confie Donald Nolet. «Ça affaiblit un organisme comme le Carrefour, souligne-t-il. L’énergie mise pour assurer notre survie, on ne l’aura pas mise à bonifier l’organisme et ses activités.»

Les centres d’éducation populaire offrent aux personnes défavorisées et exclues ainsi qu’aux nouveaux arrivants plusieurs services et activités tels des ateliers d’alphabétisation et de francisation.

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