Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Certaines réactions après l’annonce surprise du premier ministre Justin Trudeau, lundi, selon laquelle Ottawa imposera un prix plancher pour la tonne d’émissions de carbone: il sera de 10 $ la tonne dès 2018 et augmentera de 10 $ par année jusqu’à atteindre 50 $ la tonne en 2022.

«Nous croyons que c’est une bonne chose. Cela ne va pas affecter le fonctionnement de notre système d’échange. Et cela met tout le monde dans la même direction, dans une position forte pour combattre les changements climatiques.»
— Philippe Couillard, premier ministre du Québec

«D’un point de vue québécois, il faut quand même voir là une victoire. Dans la proposition du fédéral, il y a une reconnaissance très claire, très nette et très forte par le gouvernement fédéral du marché du carbone Québec-Ontario-Californie.»
— David Heurtel, ministre de l’Environnement du Québec

«En ce qui a trait à la proposition du gouvernement d’aujourd’hui (lundi), l’Alberta ne va pas soutenir cette proposition en l’absence de sérieux progrès concurrents sur les infrastructures en énergie, pour s’assurer d’avoir les moyens économiques de financer ces politiques.»
— Rachel Notley, première ministre de l’Alberta

«Comme d’habitude, ses déclarations étaient pleines de nobles objectifs et de platitudes charmantes et floues. Puis il a baissé la rampe. Et il a pris une massue et a dit aux provinces que si elles ne faisaient pas ce qu’il voulait, si elles n’acceptaient pas une taxe sur le carbone ou un modèle de prix sur le carbone, il allait le faire pour elles.»
— Ed Fast, le porte-parole du Parti conservateur en matière d’Environnement

«Le premier ministre a annoncé un prix sur le carbone si bas qu’il ne peut possiblement garantir une quelconque réduction des gaz à effet de serre.»
— Linda Duncan, porte-parole du NPD en matière d’Environnement

«C’est une trahison. Ce n’est pas un bon jour pour les relations fédéral-provincial.»
— Scott Moe, ministre de l’Environnement de la Saskatchewan

«C’est quand même ambitieux, quand on regarde ce qui se fait sur la planète, 50 $ la tonne en 2022. Par contre, il ne faut pas se leurrer, ça va être totalement insuffisant pour garantir qu’on atteigne nos objectifs de réduction de gaz à effet de serre.»
— Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace

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