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La pleine lune de lundi prochain ne sera pas une pleine lune comme les autres, mais une «super lune». Qu’est-ce que ça mange en hiver, une super lune? Métro fait le point.

1) Un phénomène relativement fréquent
La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse. Elle ne se trouve donc pas toujours à la même distance de notre planète. Parfois, les pleines lunes se produisent à des moments «banals» à l’intérieur de ce cycle. Mais si une pleine lune se produit au moment où l’astre est au plus près de la Terre (à son périgée), elle est désignée comme une «super lune». Le concept est relativement récent et date de la deuxième moitié du 20e siècle. De trois à quatre pleines lunes sont qualifiées de «super lunes» à chaque année, dit l’astronome au Planétarium de Montréal, André Grandchamps. En plus de celle de la semaine prochaine, il y en a eu une en octobre et il y en aura une autre en décembre.

2) Une lune particulière, vraiment?
La lune deviendra pleine le 14 novembre à 8h52, environ 2h30 avant d’atteindre son périgée (à 11h23), établi à 356 511 km. «Elle sera effectivement un peu plus grosse, on dit jusqu’à 14% plus grosse. Et environ 30% plus brillante que d’habitude», affirme M. Grandchamps. Mais l’astronome précise qu’il est difficile d’évaluer la grosseur de la lune à l’œil nu et que la luminosité qu’il sera possible d’observer dépendra, notamment, des conditions extérieures, comme un ciel clair.

Aucune super lune n’a pas été aussi proche depuis 1948 et la prochaine aura lieu en 2034, où elle sera à 356 448 km. «[Entre ces deux super lunes, de 2016 et 2034], il y a une soixantaine de kilomètres d’écart sur 350000, ce n’est pas énorme. Mais c’est plus pour le plaisir [qu’on en parle], si on peut dire!», prévient M. Grandchamps. La distance moyenne entre la Terre et la lune est, quant à elle, de 385 000km.

Une autre super lune, qualifiée de «super lune du siècle» aura lieu en 2052. Elle sera à 356429km de la Terre.

3) Comment l’observer?
Comme la lune deviendra pleine pendant le jour, il ne sera donc pas possible de l’observer à son «plus plein». Il sera possible de la regarder, à l’œil nu, quand le soleil se couchera, mais elle sera déjà un peu plus loin dans son parcours. «Pour ceux à l’opposé de nous, en Australie par exemple, ça risque d’être plus spectaculaire, relativise l’astronome. Ils vont avoir les conditions propices. C’est quelque chose qu’on ne contrôle pas malheureusement!»

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