TORONTO — Le nombre de nouvelles infections au VIH chez les adolescents risque de passer de 250 000 en 2015 à environ 400 000 par an d’ici 2030 dans le monde si les progrès pour venir en aide à ce groupe d’âge ralentissent.

Selon un rapport publié jeudi par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le sida reste l’une des premières causes de mortalité chez les jeunes à travers le monde. En effet, 41 000 filles et garçons âgés de 10 à 19 ans en sont morts en 2015, alors qu’environ deux millions de jeunes de cette tranche d’âge vivaient avec le VIH.

David Morley, président et chef de la direction d’UNICEF Canada, reconnaît que le sida n’est plus une condamnation à mort comme c’était le cas il y a une décennie, mais souligne que la menace grandira en l’absence d’actions immédiates.

Le rapport de l’UNICEF propose notamment d’investir dans l’innovation, d’améliorer la collecte des données, de mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe et de développer l’éducation sexuelle complète.

Par ailleurs, en cette Journée mondiale du sida, le 1er décembre, l’UNICEF déplore que le financement de la lutte contre le sida ait diminué depuis 2014. En revanche, David Morley souligne que le Canada a démontré son rôle de chef de file par sa récente et généreuse contribution au Fonds mondial.

Le Canada a promis de verser plus de 800 millions $ sur trois ans, de 2017 à 2019, pour lutte contre le sida, mais aussi contre la tuberculose et la malaria.

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