OTTAWA — Le candidat à la chefferie conservatrice Andrew Scheer a fait un pied de nez à Maxime Bernier en se rendant dans ses terres beauceronnes, jeudi, pour annoncer qu’il avait récolté l’appui d’un regroupement d’agriculteurs pour la gestion de l’offre.

Le député Bernier, qui a lancé sa campagne à la direction en annonçant qu’il souhaitait abolir ce système qu’il avait défendu alors qu’il était ministre, est en bonne posture dans les sondages d’opinion, à trois semaines de l’élection du prochain chef de la formation politique.

Le mieux placé pour le bloquer est son adversaire saskatchewanais Andrew Scheer, qui a promis de maintenir ce système en place, a plaidé jeudi le fondateur du regroupement des Amis de la gestion de l’offre et des régions, Jacques Roy.

«Nous invitons tous nos membres et tous les conservateurs au Québec à donner leur premier choix à Andrew Scheer», a-t-il déclaré dans un communiqué, soulignant qu’avec les quatre élus québécois qu’il a ralliés, il est celui qui «a le plus d’appuis parmi les députés du Québec».

L’élu des Prairies a quant à lui argué dans la même déclaration écrite que «l’appui d’aujourd’hui démontre que le Parti conservateur sous mon leadership pourra faire des gains au Québec en 2019».

Le groupe a été mis sur pied dans le cadre de la campagne à la direction conservatrice par des producteurs de lait, de fromage et de volaille du Québec avec l’objectif spécifique de barrer la route à Maxime Bernier afin d’assurer la survie du régime.

L’élu de Beauce a promis de faire passer à la trappe ce système qu’il assimile à un «cartel» s’il gagne la course à chefferie conservatrice, puis qu’il est élu premier ministre du Canada.

Il y a environ deux semaines, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est livré à une charge frontale contre le système. «Au Canada, des choses très injustes se sont passées contre nos producteurs laitiers», a-t-il pesté dans un discours livré au Wisconsin.

«Ce qui vous est arrivé est très, très injuste. C’est le genre d’accord typiquement partial, contre les États-Unis. Et ça ne durera pas. (…) Nous allons appeler le Canada et leur demander ‘qu’est-ce qui se passe?’», a ajouté le locataire de la Maison-Blanche, applaudi par la foule.

L’allocution de Donald Trump était de la musique aux oreilles de Maxime Bernier. Le député conservateur lui a adressé une longue lettre ouverte dans le quotidien «The Globe and Mail» pour lui dire qu’il était sur la même longueur d’onde.

L’élection du prochain chef du Parti conservateur du Canada aura lieu le 27 mai prochain. Treize candidats briguent la succession de Stephen Harper à la barre de la formation.

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