THE CANADIAN PRESS Brian Gallant

FREDERICTON — Les partis d’opposition du Nouveau-Brunswick ont passé la fin de semaine à spéculer sur la possibilité d’élections prématurées après que le premier ministre Brian Gallant eut annoncé qu’il rencontrera le lieutenant-gouverneur, lundi matin.

M. Gallant a fait cette annonce vendredi. Sa porte-parole, Tina Robichaud, avait ajouté que le gouvernement libéral avait reçu le mandat de se concentrer sur les priorités des Néo-Brunswickois il y a trois ans et qu’il avait «accompli ce mandat».

Cependant, Mme Robichaud a minimisé la possibilité d’élections dimanche.

Dans un courriel, elle a affirmé que M. Gallant discuterait du prochain discours du trône avec le lieutenant-gouverneur «comme il l’avait fait l’année dernière».

La prochaine élection provinciale est prévue le 24 septembre 2018. Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, croit que le gouvernement ignorerait l’esprit de la loi sur les élections à date fixe s’il convoquait les électeurs aux urnes plus tôt.

M. Austin a accusé le gouvernement d’alimenter les rumeurs sur les élections.

«Ce sont juste des tactiques politiques, un écran de fumée, et je crois que ces gens-là oublient que la population est beaucoup plus informée aujourd’hui et qu’elle surveille de près ce qui se passe», a-t-il déclaré.

Le parti de M. Austin, qui ne détient aucun siège à l’Assemblée législative, a organisé une réunion d’urgence samedi et sera prêt à tout moment à partir en campagne, a assuré son chef.

«Que le premier ministre se vante de ses réussites est risible, a affirmé M. Austin. Notre déficit est encore là, nous avons plus de taxes que jamais, alors de quel mandat parle-t-il?»

Les progressistes-conservateurs de l’opposition ont aussi organisé des réunions et des téléconférences pour se préparer.

«Nous verrons lundi ce dont il est question, mais nous devons procéder au cours de la fin de semaine avec l’idée que des élections seront déclenchées», avait déclaré dans un communiqué le chef, Blaine Higgs.

Une stratégie?

Le professeur de science politique, Don Desserud, suggère que le premier ministre pourrait simplement vouloir mettre en scène un discours du trône qu’il considère comme important.

Il n’est pas rare que des partis au pouvoir laissent poindre la possibilité d’élections pour que les partis d’opposition jouent leurs cartes tôt dans le processus, a précisé ce professeur de l’Université de l’Île du Prince Édouard.

«On veut voir ce que les autres partis ont en réserve pour nous dans une campagne électorale, quel genre de plateformes présenteront-ils, ou même qui seront les candidats prédominants», a-t-il expliqué.

«Alors on les convainc délibérément qu’il y aura des élections pour qu’ils agissent un peu trop tôt.»

Les libéraux au pouvoir occupent 26 des 49 sièges de l’Assemblée législative. Les progressistes-conservateurs en détiennent 22, et le Parti vert, 1.

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