Ryan Remiorz/La Presse canadienne Philippe Couillard devant la Chambre de commerce de Montréal

ROUYN NORANDA, Qc — Le rapport de force du Québec avec le gouvernement fédéral n’a jamais été aussi bon, selon Philippe Couillard, qui n’entend pas, cependant, l’utiliser pour faire des réclamations.

Le chef du Parti libéral est revenu, mercredi, sur les propos qu’il avait tenus dans le cadre du premier débat, alors qu’il prévenait la Coalition avenir Québec de ne pas rouvrir l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration, car le Québec pourrait le «perdre».

Le chef caquiste avait promis de rapatrier des pouvoirs d’Ottawa, plus précisément le volet de la réunification familiale, advenant que son parti forme le gouvernement le 1er octobre.

Si le Québec demandait à renégocier l’entente sur l’immigration, le gouvernement fédéral pourrait la déchirer, avait prévenu Philippe Couillard, en qualifiant à maintes reprises cet accord de «fragile».

De passage à Rouyn-Noranda mercredi, M. Couillard a tempéré ses propos. Dans le pire des cas, l’entente resterait la même, finalement.

«Savez-vous ce qui va arriver, il y a rien qui va changer, a-t-il déclaré. Lisez l’entente, si moi je voulais la rouvrir, il faut que j’envoie un préavis au fédéral de six mois, et s’il n’y a pas d’entente, elle reste comme elle est.»

Et puis, le rapport de force du Québec envers Ottawa n’a jamais été aussi bon, selon lui.

«Auparavant, on se faisait toujours dire: « Vous êtes plus pauvres, vous ne savez pas gérer vos finances publiques, vous êtes toujours en déficit, vous êtes toujours endettés; vous reviendrez nous voir quand vos finances iront mieux », a-t-il déclaré. C’est le contraire qui se passe maintenant. Le rapport de force du Québec n’a jamais été aussi solide qu’il l’est actuellement.»

M. Couillard a précisé qu’il ne voit aucun intérêt à utiliser ce rapport de force historique pour tenter d’améliorer l’entente.

Il n’a d’ailleurs aucune autre demande à faire au gouvernement fédéral pour l’instant, à part celles d’améliorer le programme des travailleurs temporaires et de rendre le programme de financement des infrastructures plus flexible.

«Pour le reste, le Canada est une fédération excessivement décentralisée, probablement un des pays les plus décentralisés au monde. Le Québec a beaucoup d’outils pour se développer et faire croître son identité et son caractère distinct», a-t-il soutenu.

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