Chad Hipolito/La Presse canadienne Ralph Goodale

OTTAWA — La légalisation du cannabis n’est que la première de plusieurs étapes à franchir, selon le gouvernement fédéral, soulignant notamment la réglementation à venir concernant les produits comestibles et la formation d’un plus grand nombre de policiers capables de détecter les capacités affaiblies par la drogue.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué que les prochaines mesures doivent être mises en place dans le bon ordre, décrivant la légalisation du cannabis comme un processus et non l’activation d’un simple interrupteur.

Ces prochaines étapes comprennent des règles pour encadrer les autres formes de consommation de cannabis, des recherches scientifiques sur les impacts de la légalisation et un projet de loi permettant de simplifier les démarches de pardon concernant les condamnations antérieures pour possession simple de marijuana.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs tenir des consultations vers la fin de l’année sur les règles entourant les «nouvelles catégories» de cannabis, incluant les produits alimentaires et les concentrés.

Les produits comestibles ne feront pas l’objet d’une nouvelle loi, mais seulement de règlements qui doivent être approuvés par Santé Canada d’ici le 17 octobre 2019, faute de quoi tous les produits alimentaires deviendront légaux sans aucun cadre.

Le gouvernement a par contre l’intention de finaliser le règlement bien avant l’élection fédérale prévue pour l’automne 2019.

En ce qui concerne le processus de pardon, il faudra également patienter plusieurs mois avant qu’un nouveau plan de réhabilitation n’entre en vigueur. Un projet de loi en ce sens doit être déposé cet automne à la Chambre des communes.

Avant tout, dès mercredi, les Canadiens vont être visés par une nouvelle campagne de sensibilisation sur la consommation de cannabis qui s’adresse particulièrement aux jeunes sur les médias sociaux, ainsi que les communautés culturelles et les Autochtones, par l’entremise d’organismes communautaires.

Et alors que les caisses enregistreuses résonnent et que les joints légaux se consument, un vaste réseau de chercheurs universitaires et à l’emploi de Statistique Canada entend récolter toutes les données possibles pour alimenter les futures décisions concernant des modifications aux lois et aux règlements.

L’organisme national des statistiques soutient que si un nombre suffisant de Canadiens saisissent des informations sur son portail en ligne, il pourra mesurer l’écart de prix entre la vente légale et illégale ainsi que suivre en temps réel les changements de comportements et de consommation.

Les villes veulent leur part

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) demande aux libéraux de veiller à ce que les revenus de taxes sur la vente de produits du cannabis soient redistribués en partie aux villes, car seules trois provinces ont établi un plan de partage des recettes pour couvrir les coûts de la mise en application de la légalisation.

La présidente de la FCM, Vicki-May Hamm, a souligné que les libéraux n’avaient pas expliqué en détail comment les 81 millions $ de fonds alloués à la police seraient versés aux municipalités.

Et, alors que les caisses enregistreuses sont de plus en plus utilisées et légalement utilisées, un vaste réseau de chercheurs d’universités et Statistique Canada projettent de saisir toutes les données afin d’aider à la planification de futurs changements réglementaires ou législatifs.

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