Habituellement, on profite de la dernière chronique de l’année pour faire un beau bilan emballé avec une belle boucle de couleur. Désolé, mais cette année, je ne participerai pas au traditionnel échange de cadeaux.

Pour tout dire, j’ai détesté 2011 et je n’ai pas du tout envie de fêter. Tout comme vous probablement. Tout comme les protestataires qui ont passé un bout de l’automne à camper au centre-ville. Tout comme ceux et celles qui ont choisi de joindre les rangs des indignés parce qu’ils n’en pouvaient plus de voir aller les indignes…

Au premier rang du top des indignes de 2011, il y a l’ensemble du gouvernement Harper. Des idéalistes obtus et obstinés qui ne se contentent pas de mettre de l’avant leurs idées rétrogrades, mais qui s’organisent aussi pour faire disparaître toutes traces laissées par les gouvernements précédents. Avec cette équipe-là, toutes les lettres du mot i-n-d-i-g-n-e devraient s’écrire en majuscules…

Il n’y a pas qu’à Ottawa que les indignes se distinguent.  C’est pareil ici avec les libéraux provinciaux. Indignes comme dans méprisants, déconnectés, usés, arrogants et quoi encore? Et, comme si on avait besoin de ça, ils ne sont pas les seuls à Québec à se comporter d’une manière aussi répréhensible. Quand la députation du PQ passe plus de temps à s’entredéchirer qu’à jouer son rôle d’opposition sérieuse et efficace face à un gouvernement aussi gâté, il y a de quoi se poser des questions sur le sérieux de son engagement. Et, tant qu’à y être, sur son avenir, point à la ligne. En se tirant sans arrêt dans le bide, le PQ s’est avéré non seulement indigne de toute confiance, mais aussi incapable d’assumer la moindre des responsabilités. Si le PQ meurt à moyen terme, ça sera par sa faute, par sa seule et très grande faute. Point à la ligne. Exactement comme l’Union nationale de Duplessis. Et, si ça continue comme ça, on constatera le décès à peu près au même âge. Bizarre pareil comme l’histoire se répète. D’un pathétique…

Non, j’ai pas le goût de fêter 2011. La seule chose qui m’allume, c’est de célébrer l’arrivée de 2012. Ça ne pourra pas être pire…

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Parlant d’indignes, disons que la direction du Canadien a fait sauter le dernier plomb de tolérance qu’il me restait samedi passé. Quand j’ai entendu Pierre Gauthier répondre en smatte «qu’une langue, ça s’apprend» au journaliste qui le questionnait sur le choix d’un unilingue anglophone pour diriger le club, j’ai eu envie de sauter dans la TV pour lui crier des noms. Que de suffisance… Celui-là, quand il s’en ira – ce qui devrait arriver bientôt –, on ne le regrettera pas. «Une langue, ça s’apprend», ben oui mon grand… Je comprends maintenant pourquoi Gauthier se fait habituellement si avare de commentaires avec les médias. Tant qu’à dire des inepties comme ça…

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Vous ne pensiez pas que j’allais vous laisser comme ça avant de prendre congé? Juste pour vous dire une chose : une chance que vous êtes là, on vous aime bien gros vous savez! On se retrouve en janvier. Bye!

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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