Rachel La Corte Darby Allen. Rachel La Corte / The Associated Press

FORT MCMURRAY, Alta. – L’homme qui a dirigé les opérations pour contrôler l’incendie qui a ravagé des portions entières de Fort Mc Murray, Darby Allen, estime qu’il est urgent de modifier les façons de reconstruire les maisons afin de prévenir, à l’avenir, une catastrophe similaire à celle survenue en mai.

Selon lui, les maisons devraient être reconstruites beaucoup plus loin qu’elles le sont de la forêt boréale. Le matériel préconisé devrait par ailleurs être choisi afin d’empêcher la propagation rapide des flammes, a-t-il ajouté.

M. Allen a notamment évoqué l’interdiction d’ériger des clôtures en bois ou d’installer des bardeaux de cèdre sur le toit des maisons au cours d’une entrevue accordée à La Presse canadienne au poste de pompiers No. 1 du centre-ville de Fort McMurray.

Le pompier a par ailleurs demandé que la Ville appuie un tel changement des réglementations.

Il est, en temps normal, pratiquement impossible de modifier les normes municipales en construction, a ajouté M. Allen, puisque ce type de proposition s’attire toujours de nombreux opposants. Le contexte n’est toutefois justement pas normal, a insisté l’homme.

L’évolution imprévisible d’un feu de forêt rapidement devenu incontrôlable a forcé les résidants de Fort McMurray à un exil d’un mois.

Pratiquement tout ce qui est inflammable dans la ville a déjà brûlé, mais Darby Allen souhaite s’assurer qu’une telle catastrophe ne se reproduit plus.

La mairesse de la municipalité de Wood Buffalo, Melissa Blake, estime pour sa part que le changement est plus propice de venir des résidants eux-mêmes que d’une nouvelle législation.

«J’ai un toit de cèdre sur ma maison et c’est la première chose que je vais changer», a-t-elle raconté en entrevue.

Un ancien ingénieur militaire et consultant en gestion du risque, Alec Hay, croit plutôt que la ville devrait s’inspirer de ce qui s’est déjà fait par le passé. À l’époque de la colonisation, les terrains ouverts et les terres agricoles encerclaient les centres des villes, créant une sorte de zone tampon, a-t-il expliqué.

Les règles provinciales en matière d’utilisation des terres seront selon lui déterminantes pour Fort McMurray, de même que les sommes que les compagnies d’assurance seront prêtes à débourser.

L’estimation de la hausse de la population est un autre facteur significatif, qui était déjà source de préoccupations avant le passage de l’incendie.

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