Collaboration spéciale L’humour est peu présent dans Alien : Covenant. «Il n’y a pas beaucoup de place pour la comédie. Nous sommes déjà dans une situation difficile quand le film commence et les choses ne font qu’empirer.» – Danny McBride, qui joue le rôle du pilote du vaisseau.

Métro s’est rendu en Australie pour visiter le plateau d’Alien : Covenant, le plus récent film de science-fiction et d’horreur de Ridley Scott en salle le 19 mai.

Nous sommes au-dessus d’un réservoir d’eau vide dans Potts Hill, un quartier en banlieue de Sydney, en Australie. Devant nous, une mer de cadavres figés dans le temps, un peu comme les victimes du Vésuve à Pompéi.

Peu de temps après, nous marchons dans un entrepôt, ébahis par la majesté de la «salle des têtes» (hall of heads) – un demi-cercle composé de têtes de pierre (de polystyrène en fait) de 20 m de haut. Une de ces têtes était présente dans Prometheus, mais il appert qu’elles tiendront plus de place dans la suite, Alien : Covenant.

Ensuite, il y a l’atelier des créatures, où nous pouvons observer la plus récente (et troublante) invention des designers de costumes: le Neomorph. Il s’agit d’une bête albinos qui sort du dos de ses pauvres victimes et non de leur poitrine, comme l’Alien original, le Xenomorph. Le Neomorph grandit rapidement et, comme son prédécesseur, possède une deuxième bouche qu’il peut projeter vers l’avant pour un meurtre rapide.

«Vous pouvez lui toucher», dit le responsable des effets des créatures, Adam Johansen.

Non merci.

Au-delà des créatures, pas facile de savoir ce qui va se passer dans Alien : Covenant. Lorsqu’on les interroge sur le sujet, les acteurs, les producteurs, l’équipe de tournage se contentent d’un haussement d’épaules, habituellement suivi d’un: «Vous devrez allez voir le film pour le savoir.»

Voici ce qu’on sait. Le film fera un lien entre Prometheus, le quasi-antépisode à l’original de 1979, et l’univers plus familier de la série de films Alien. L’action se déroule 10 ans après les événements de Prometheus. Un vaisseau transportant 2 000 colons vers une planète semblable à la Terre doit faire un détour après avoir reçu un appel de détresse. Les passagers atterrissent sur une planète verdoyante aux paysages majestueux (ces scènes ont été filmées en Nouvelle-Zélande, mais la majorité du tournage a eu lieu à Sydney). Malheureusement pour eux (et heureusement pour nous) des extraterrestres les attendent.

Notre visite de plateau a eu lieu dans les derniers jours du tournage de quatre mois en 2016. Une fois sur place, nous avons pu constater la rigueur requise pour tourner un film d’horreur palpitant. L’équipe de production tourne une des scènes finales depuis quatre jours. Une scène dont on voit des bribes dans la bande-
annonce et qui met en action le personnage principal, joué par Katherine Waterston. Cette dernière se bat contre une créature alors qu’elle est perchée sur un petit vaisseau sur le point de décoller.

En réalité, l’actrice (Inherant Vice, Fantastic Beasts and Where to Find Them) est debout sur une plateforme mobile. Encore et encore, la plateforme s’incline. Waterston glisse et doit se maintenir en place en plantant sa pioche dans une petite crevasse. Cette scène devrait durer environ quatre minutes dans le film. Elle a été tournée en huit jours.

À première vue, Alien : Covenant semble avoir été fait sur le modèle des deux premiers films de la franchise. Un monstre dégomme les membres d’un équipage un à un avant de se frotter à une héroïne. Une chose est sûre, il est très différent de Prometheus. L’équipe derrière Covenant sait pertinemment que le film précédent, même s’il a été un succès financier, a frustré les fans qui espéraient plus qu’un simple coup d’œil de dernière minute sur un extraterrestre.

«Les fans de la franchise voulaient plus d’action, c’est clair», a reconnu Mark Huffam, producteur de Covenant et pour Prometheus.

«Une fois que ça part, ça n’arrête plus», assure pour sa part Michael Fassbender.

La dernière fois que nous avons vu Fassbender dans Prometheus, il ne restait que la tête de l’androïde qu’il jouait, David. Il joue un robot différent cette fois-ci, Walter, qui a les cheveux bruns comparativement à la tignasse blonde de David. Ce n’est toutefois pas la seule différence entre les deux personnages. David avait des caractéristiques humaines, ce qui l’a poussé à défier les ordres de ses maîtres. Aucun trait humain n’a été programmé dans Walter.

«Il n’a pas de vanité, pas de fierté, explique Fassbender. Il n’a pas ce sentiment d’infériorité et d’ambiguïté qui était présent chez David. Il ressemble davantage à Spock. La logique dicte ses actions et il fait le nécessaire pour assurer la sécurité du vaisseau et de l’équipage. C’est un super majordome.»

David sera aussi de retour, mais l’acteur refuse de dire comment ou pourquoi. On sait toutefois que Fassbender jouera les deux personnages en même temps à l’écran, comme Lindsey Lohan dans The Parent Trap.

Grande responsabilité
Le défi de Waterston est encore plus grand. Elle campe le rôle de Daniel, une spécialiste de la terraformation obligée de mener la charge contre la menace extraterrestre. Bref, elle ressemble pas mal à Ellen Ripley (Sigourney Weaver), l’héroïne d’Alien en 1979. Voilà de grands souliers à chausser. Un constat qui n’inquiète l’actrice que lorsque les journalistes lui posent la question.

«Je ne peux pas penser à cela pendant que je travaille, indique-t-elle. J’ai trop de choses à faire. Et heureusement, parce que je crois que je flipperais. Ça risque de m’arriver une fois le tournage terminé.»

En salle à partir du vendredi 19 mai

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