Orchestre Métropolitain / Collaboration spéciale Les concerts de Noël se multiplient à Montréal. Hier, l’Orchestre Métropolitain présentait le sien.

Cette semaine, Métro craque pour Contes d’hiver, Bye, De l’utilité de l’ennui, Le dernier mot, Vietnam, La serpe et Ferdinand.

1. Contes d’hiver

Tout juste de retour d’une tournée européenne applaudie, l’Orchestre Métropolitain proposait hier ses Contes d’hiver. Sous la direction de l’énergique et expressif chef Christoph Campestrini, les musiciens ont offert un programme festif, rappelant la légèreté des flocons, la chaleur d’un feu de foyer, l’étincelle des lumières de Noël. Le pianiste canadien d’origine ukrainienne Serhiy Salov s’est joint à l’orchestre pour interpréter le Concerto pour piano n° 2 de Chostakovitch, les spectateurs de la Maison symphonique pouvant apprécier la finesse et l’élégance de son jeu. Sinon, ont également résonné La suite de La Belle au bois dormant de Tchaïkovski, des extraits du Hansel et Gretel de Engelbert Humperdinck («à ne pas confondre avec le très populaire chanteur britannique», prévenait le programme)… Un concert joyeux, que le chef a terminé en annonçant «une surprise!» À savoir une classique Promenade en traîneau, entraînante et joviale, comme le veut la tradition. Un beau retour à la maison. (Natalia Wysocka)

2. Bye
Des jeunes confient leur mal-être. Des parents s’interrogent sur les raisons de la douleur de leur enfant, de ce qu’ils auraient pu faire de plus. Des professionnels du milieu de la santé déplorent les longs délais pour leur venir en aide. Et, surtout, un père tente de comprendre pourquoi son fils cyberdépendant s’est suicidé. Dans le documentaire Bye, l’homme d’affaires Alexandre Taillefer veut trouver des réponses. Et ce qu’il trouve le pousse à agir pour que les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale soient mieux traités. «Je devais mener un combat pour m’assurer que les histoires comme la mienne ne finissent pas toujours mal», dit M. Taillefer après sa rencontre avec le ministre Gaetan Barrette. Un documentaire intelligent et très instructif. En ligne à ici.tou.tv. (Marie-Ève Shaffer)

3. De l’utilité de l’ennui: textes de balle
La première tempête de l’hiver vous donne déjà hâte à la saison chaude? Que vous soyez amateur de balle ou non, De l’utilité de l’ennui offre un réconfort bienvenu en ce début d’hiver. Dans de courts textes parfois drôles, parfois touchants, l’auteur canadien Andrew Forbes offre une réflexion sur la nostalgie et les rituels associés au baseball et à la vie en Amérique du Nord. Le tout est traduit avec brio par Daniel Grenier (L’année la plus longue) et William S. Messier (Dixie), les plus américains des auteurs québécois. Aux éditions de Ta Mère. (Benoit Valois-Nadeau)

4. Le dernier mot

Imaginez apprendre, dans un souper de famille pour célébrer les 82 ans du grand-père, qu’il ne sait ni lire ni écrire. Lui qui a travaillé toute sa vie comme lettreur. Tous ces livres qu’on lui a offerts, les cartes de souhaits qu’on lui a écrites, les mots qu’on lui a laissés. Jamais lus! Le dernier mot (Éditions Mécanique générale) est un roman graphique émouvant sur les réalités de l’analphabétisme porté par la plume empathique de Caroline Roy-Element et admirablement illustré par Mathilde Cinq-Mars. Vous cherchiez un cadeau de Noël?  (Rachelle McDuff)

5. Vietnam

Un docu américain sur la guerre du Vietnam, c’est un peu comme un docu français sur les guerres mondiales. Oui, mais c’est Ken Burns. Le réalisateur multicouronné (Baseball, The Civil War) propose une série qui s’étale sur un siècle et demi avec, bien sûr, la majorité consacrée aux années 1960 et 1970. Témoignages de soldats qui tuent des «objets» pour ne pas penser qu’ils enlèvent des vies, de familles amputées d’un frère ou d’un fils, mais aussi d’anciens Vietcongs, Burns ne fait pas qu’un simple survol : il nous offre une plongée géopolitique intégrale sur un conflit qui a tué 58 000 Américains et plus d’un million de Vietnamiens. L’intégrale en français à tou.tv (Baptiste Barbe)

6. La serpe
Le Français Philippe Jaenada a le chic pour déterrer les vieilles histoires judiciaires qui ont marqué l’imaginaire. Son dernier roman, couronné du Femina, s’attaque à un fait divers qui a choqué le public durant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, un riche héritier est accusé d’avoir tué son père, sa tante et une domestique dans leur château du Périgord. Ses découvertes – bien documentées – pourront-elles réhabiliter la mémoire d’Henri Girard? Quoi qu’il en soit, ce récit fort bien ficelé est tout aussi passionnant que son précédent (Sulak, à propos du fameux braqueur aux bonnes manières) et donne envie de (re)lire La petite femelle, qui, lui, rend justice à Pauline Dubuisson. En librairie aux éditions Julliard. (Jessica Dostie)

7. Ferdinand

Une tonne de sourires et des cornes de rire. Bref, un régal pour les petits et les grands. Impossible de ne pas succomber au charme ravageur de Ferdinand. Impossible de ne pas craquer devant ce taureau au grand cœur, qui refuse les combats dans l’arène et les corridas. Préférant la douce odeur des fleurs à l’épée et à la muleta (le fameux drap rouge) du matador, l’imposante et naïve bête se lance dans une aventure folle, en compagnie d’une chèvre, de hérissons, d’autres congénères et d’une petite fille prête à l’adopter, pour échapper à un funeste destin. Aucun torero ne résistera à ce rafraîchissant et délicieux bovin. En salle dès aujourd’hui. (Romain Schué)

On se désole pour…

Rotten Apples

Chers cinéphiles, vous désirez assouvir votre amour du 7e art, mais craignez d’encourager par le fait même un prédateur sexuel hollywoodien? Le site Rotten Apples est pour vous! Il suffit d’entrer le titre d’un film dans un moteur de recherche et celui-ci vous indique si l’œuvre est rotten (pourrie) ou fresh (fraîche). American Beauty? Rotten, gracieuseté de Kevin Spacey. Blade Runner 2049? Fresh (ouf!). Lord of the Rings? Rotten, à cause des frères Bob et Harvey Weinstein. L’initiative est excellente et met en lumière l’ampleur du cancer qui ronge Hollywood, mais franchement, n’est-ce pas vraiment désolant qu’on en soit rendu là?  (Benoit Valois-Nadeau)

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