Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Straight No Chaser, Vanessa Paradis, Mononc’ Serge, Hanni El Khatib, The Dillinger Escape Plan et Daft Punk.

Tous en chœur
Straight No Chaser
Under the Influence (4/5)

On ne peut qu’être impressionné et ravi à l’écoute de cet album de reprises chantées a cappella par un groupe de beaux gosses en habit! C’est fascinant d’entendre leurs voix s’amalgamer de façon à créer des mélodies. On peut dire que les 10 gars du groupe sont passés maîtres dans l’art du beat box. Après nous avoir offert deux albums de Noël, Straight No Chaser revient avec ce deuxième album de reprises pop. On y trouve, entre autres, I Want You Back (The Jackson Five), Rolling in the Deep (Adele), I Won’t Give Up (Jason Mraz) et Jolene (Dolly Parton).  Parton et Mraz ont d’ailleurs collaboré à leur pièce respective. Notons aussi la participation de Stevie Wonder, de Phil Collins et d’Elton John.
– Rachelle McDuff

Joli et agréable
Vanessa Paradis
Love Songs (4/5)

Après Matthieu Chédid (Divinidylle), Vanessa Paradis a confié son nouvel album à Benjamin Biolay. Grâce à ce dernier, le son de la chanteuse de 40 ans est intemporel; ce disque aurait pu paraître il y a 30 ou 40 ans… ou ces jours-ci. Et c’est drôlement joli et agréable. Love Songs compte 20 chansons sur 2 CD (N.B. : 70 minutes, ça fitte sur un CD). Il aurait certainement gagné à être ramassé – il existe même une version de luxe avec deux chansons supplémentaires! – mais on comprend Paradis d’avoir eu de la difficulté à choisir : on y trouve de nombreuses perles – merci aux offrandes de différents auteurs. Encore une fois, Paradis propose un excellent album.
– Eric Aussant

Trash doux
Mononc’ Serge
Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock ‘n’ roll (3,5/5)

Personne n’aura envie de se lancer dans un mosh pit en bedaine en écoutant le nouvel album de Mononc’ Serge. Avec Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock’n’roll?, l’irrévérencieux troubadour laisse tomber le métal et se concentre sur la guitare acoustique. Le Serge gueulard aura toujours sa place, mais des mélodies plus douces nous permettent d’apprécier davantage les drôleries et les coups de gueule du musicien. Et Mononc’ a encore des choses à dire. Cette fois, il a été inspiré par, entre autres, les fans du Canadien – Team qui gagne – et (bien sûr) la politique – Je ne voterai pas.
– Mathieu Horth-Gagné

L’ami de Dan
Hanni El Khatib
Head in the Dirt (3,5/5)

La mélodie pop Penny, avec son piano old school; le reggae qui se fond dans un rock fait de grosses guits distortionnées de Nobody Move; la touche subtilement punk de Sinking In The Sand… Ouaip, le nouvel album de Hanni El Khatib explore plusieurs pistes, mais c’est aussi ce qui fait son charme irrésistible. Réalisé par le fort occupé Dan Auerbach, Head in the Dirt n’est pas exempt de la griffe du Black Keys guitariste. Pour qui ignore qu’il a travaillé sur ce disque, les pièces – excellentes au demeurant – Skinny Little Girl et Low trahissent la filiation. Reste que El Khatib, musicien et avide skater de L.A., possède tout de même une signature singulière, le sens de la mélodie et un timbre de voix qui se prête parfaitement à ces sons vintages.
– Natalia Wysocka

Retour en force
The Dillinger Escape Plan
One of Us is the Killer (3,5/5)

Essoufflant. On ne s’attend à rien de moins d’un nouvel album de Dillinger Escape Plan. Un mathcore déboussolant, exécuté avec une précision chirurgicale. De ce point de vue, la formation du New Jersey ne déçoit jamais. Les deux derniers albums du groupe, cependant, manquaient de cohésion. Là où Ire Works et Option Paralysis s’efforçaient, plus ou moins efficacement, de tirer dans toutes les directions, One of Us Is the Killer reste concentré du début à la fin. Toutes les pièces visent juste (mention spéciale pour Nothing’s Funny et Paranoia Shields), sans laisser de côté l’exploration musicale. De loin l’album le plus convaincant de DEP depuis le chef-d’oeuvre de 2004, Miss Machine.
– Maxime Huard

Fier d’être disco
Daft Punk
Random Access Memories (3/5)

Fidèle à son habitude, Daft Punk ne laisse rien au hasard. Et avec un énorme budget, son côté perfectionniste est décuplé : tous les sons et les effets sont très travaillés. Ça s’entend, on admire, mais ce n’est pas aussi accrocheur que laissait croire le single Get Lucky. La chanson Contact nous ramène au meilleur de l’ère Discovery, on en voudrait plus! On trouve ici et là des touches funk, surtout avec les chanteurs invités. Il y a aussi des sons très french touch et house, à la Air et Roudoudou. Tous ces styles créent un manque de cohésion. Une chanson fait même penser à de la musique lounge d’un porno pour robot… Ouaip. En somme, une ambiance ensoleillée, disco et très kitch. Voulu? Probablement.
– Josie Desmarais

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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