Il y en avait pour tous les goûts, vendredi soir à Montréal. Pendant que les rockeurs se déchaînaient au son de Iron Maiden au Centre Bell, les fans de Half Moon Run, eux, se réunissaient dans une tout autre ambiance au Métropolis.

Le groupe entamait vendredi une série de quatre concerts – qui affichent, malheureusement, complet depuis longtemps – dans la métropole.

C’est donc devant une salle pleine à craquer qu’à 21h05 les quatre gars de Half Moon Run sont montés sur scène sous les applaudissements des fans en liesse. Et c’est avec la chaleureuse Warmest Regards, issue de leur deuxième album, que le groupe indépendant anglophone basé à Montréal a apaisé la foule. Avant d’enchaîner avec Turn Your Love et Figure Out, également du même album.

Même si la tournée fait suite à son plus récent opus Sun Leads Me On, sorti en octobre, le quatuor n’a pas manqué de jouer sept chansons de son premier album à succès, Dark Eyes, dont les populaires Call Me in the Afternoon ou Drug You, que le public a reprises en chœur.

Pour la première fois sur scène, Half Moon Run s’est doté d’une section de cordes sur certains titres, amplifiant ainsi les émotions et conférant plus de corps à ses pièces.

Bien que Devon Portielje (chant, guitare et percussions), Conner Molander (chant, guitare et clavier), Dylan Phillips (chant, batterie et clavier) et Isaac Symonds (chant, percussions, mandoline, clavier et guitare) ne sont pas connus pour être de grands bavards en spectacle, ils se sont quand même adressés à quelques reprises à la foule.

Tout sourire et allumés, les musiciens étaient heureux d’être sur scène et prêts à faire plaisir au public. «Je suis tellement content d’être ici… quatre soirs en plus !» a lancé le batteur Dylan Phillips avant d’entamer Unofferable. Entre complicité et générosité, les gars de Half Moon Run semblaient presque avoir convié le public à une session de jam dans leur garage.

D’ailleurs, comme on était entre amis vendredi, on a eu droit à une petite séquence d’émotion lorsque tous les instruments – incluant les cordes et le piano – ont été réunis en demi-cercle au centre de la scène pour une version plus acoustique et intimiste de Give Up. Le genre de cohésion qu’on voudrait voir plus souvent. La musique n’est-elle pas faite pour rassembler?

Après un classique rappel de trois chansons, dont le fameux titre Full Circle, Half Moon Run a réservé une surprise au public. Accompagné d’Emilie & Ogden, qui assurait la première partie, le groupe est remonté sur scène pour une dernière chanson. On l’a dit et on le répète : ce n’était pas juste un concert. On a eu la chance d’assister à une session de trippeux de musique.

Quatre premières parties

Vendredi soir, Emilie & Ogden a ouvert la série de quatre concerts de Half Moon Run. La Torontoise Emilie Kahn, accompagnée de sa harpe (Ogden) et de musiciens, a interprété quelques pièces de son premier album, 10 000, paru à l’automne.

Précisons que la première partie sera assurée chaque soir par un artiste différent.

  • Samedi : Jesse Mac Cormack
  • Dimanche : Give Me Something Beautiful
  • Lundi : Folly & The Hunter

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