Étoiles: ** et demie

Le problème avec les suites, surtout celles de classiques comme «Independence Day», est qu’on croit toujours avoir mieux. Mais peut-on réellement surpasser de tels monstres de l’histoire du cinéma?

La question se pose après le visionnement d’«Independence Day: Résurgence». La suite de Roland Emmerich, vingt ans après l’invasion extraterrestre, a beau contenir beaucoup plus d’explosifs, il provoque moins d’étincelles dans les yeux des spectateurs.

Peut-être dû à l’effet de nouveauté des effets spéciaux qui s’est estompé? À l’absence de Will Smith? Ou encore aux innombrables films parus depuis qui reprenaient les invasions extra-terrestres apocalyptiques ou les films catastrophes qui menaçaient la survie de l’espèce humaine.

Un peu de tout cela. Car «Independence Day: Résurgence» répond aux standards des films d’action à grand déploiement américains.

La recette entre l’humour des personnages, les scènes d’attaque et de poursuites, les images saisissantes et la finale de l’ultime combat au péril de la vie des protagonistes forge le scénario de la superproduction de Fox sortie en salle le 24 juin.

Écrit à d’innombrables mains, le scénario d’«Indépendence Day 2» est signé principalement par deux Montréalais. James A. Woods et Nicolas Wright avaient de grands souliers à chausser.

Même si le scénario a certaines faiblesses (trop de personnages satellites et beaucoup trop de rappels à l’aventure initiale), il est en soi honnête et répond à la demande des spectateurs d’être divertis.

20 ans plus tard
Le film s’ouvre sur une planète Terre unie et en harmonie. Vingt ans après la première attaque extraterrestre, les humains ont multiplié les connaissances à partir des technologies de leur ennemi interstellaire.

Ils ont une base lunaire, des systèmes de défense spatiale ultrasophistiqués, des prisons extraterrestres et des bataillons dédiés à la protection de sa race humaine.

Cette paix sera brisée à nouveau en raison de la venue d’un vaisseau de 5000 kilomètres de diamètres et ses passagers qui souhaitent extraire le noyau de la Terre.

De mystérieux symboles circulaires sont alors dessinés par les gens qui ont côtoyé la première génération d’envahisseur. L’équipe de David Levinson (Jeff Goldblum) devenu le directeur de l’agence internationale de défense spatiale devra résoudre l’énigme.

Nouvelle génération
Avec ses deux décennies qui la séparent de la mouture originale, «Independence Day 2» se devait d’ajouter une génération à sa distribution.

La tâche de sauver le monde repose donc maintenant sur les épaules de Jake Morrison (Liam Hemsworth), Dylan Hiller (Jessie T. Usher), Rain Lao (Angelababy), Charlie Miller (Travis Tope) et leurs acolytes de l’armée de l’air.

Les recrues côtoient alors les vétérans de l’ancienne guerre, dont le président Withmore (Bill Pullman), Julius Levinson (Judd Hirsch) et Dr Brakish Okun (Brent Spiner).

La génération 2.0 rafraichit l’histoire et permet de créer un parallèle entre aujourd’hui et hier. On voit ici une volonté des scénaristes et des producteurs à ancrer le film dans l’esprit du public d’aujourd’hui, de la même manière qu’en 1996, qui avait lancé la carrière du jeune Will Smith dans la stratosphère du cinéma.

Grand absent
Will Smith. C’est justement peut-être ce qui manque à la suite. Le capitaine Steven Hiller n’y est pas pour moult raisons floues, qu’elles soient personnelles ou professionnelles.

Malgré une distribution respectable et des performances louables de la part des acteurs, il est difficile d’oublier le fantôme qui plane. L’image mythique de Will Smith le pied sur un extraterrestre en fumant son cigare est loin d’être oubliée.

C’est justement ce sentiment un peu «badass» qui fait défaut à la suite. Une telle absence lors d’un deuxième opus est trop rapide pour permettre une transition d’intérêt.

Car lorsqu’on suit une trilogie, ou une série, on suit surtout les personnages qui nous ont créé un affect et qu’on veut retrouver. Et ce n’est pas Levinson.

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