Yves Provencher/Métro La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins

Alors que se tiendra jeudi la troisième rencontre préparatoire au Sommet sur l’enseignement supérieur, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) propose au gouvernement du Québec de lancer un important chantier afin de réviser la grille actuelle de financement des universités.

La FEUQ a rendu public mercredi un mémoire sur la thématique de la rencontre de jeudi, soit la gouvernance et le financement des universités québécoises.

Selon la fédération, l’actuelle grille de financement comporte plusieurs lacunes, dont le fait qu’elle soit basée sur des calculs faits en 2006-2007. Or, la hausse des droits de scolarité de 500$ ainsi que différents réinvestissements depuis rendent nécessaire une actualisation de cette grille, affirme la FEUQ dans son mémoire.

La fédération étudiante demande également la mise sur pied d’un comité indépendant qui superviserait l’administration des universités, soit une Commission d’évaluation des universités du Québec (CÉUQ). Cette commission avait déjà été suggérée auparavant, notamment par la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ).

«Mais, évidemment, nous proposons des acteurs externes au réseau, et non pas seulement nommés par les administrations universitaires, pour faire partie de ce comité», précise la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Celle-ci estime que la création d’un tel comité permettrait que l’argent des contribuables soit judicieusement investi dans l’enseignement, la recherche et les services aux étudiants, plutôt que dans des «projets immobiliers scabreux» ou des «bonis imposants».

«Nous ne sommes pas en train de dire que les administrations universitaires font des actes illégaux, mais qu’elles ne respectent pas la mission première des universités, explique-t-elle. Ce n’est pas simplement de se lancer dans la course au béton, c’est d’enseigner.»

Mme Desjardins se dit confiante d’arriver à un consensus avec la CREPUQ en ce qui concerne la CÉUQ, lors de la troisième rencontre pré-Sommet, qui a lieu jeudi à Sherbrooke.

«Par contre, sur la question du financement, bien honnêtement, nous ne croyons pas que cela sera possible, se désole-t-elle. Nous avons plutôt l’impression qu’il s’agit d’une question de croyances, d’une forme de religion, et nous croyons donc que nous devons avoir un avis externe, celui du vérificateur général.»

Mardi, la CREPUQ avait avancé qu’une étude lui permettait de constater un écart de financement de 850 M$ entre les universités québécoises et celles du reste du pays. La FEUQ remet en doute ce sous-financement, en questionnant notamment les méthodes utilisées par la CREPUQ pour arriver à ces résultats.

Le Sommet sur l’enseignement supérieur devrait avoir lieu en février à Montréal, mais on ne connaît toujours pas la date précise de sa tenue.

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