L’armée a déployé 90 militaires dans la nuit de lundi dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville afin de renforcer les digues existantes et construire de nouveaux barrages pour créer des bassins et ainsi faciliter le pompage de l’eau qui a envahi les rues.

Les soldats ont quitté Cartierville mardi un peu avant 11h et se sont rendus à Pierrefonds. Ils peuvent revenir si le besoins se fait sentir.

Depuis le début des inondations, une quinzaine de barrières de rétention d’eau ont été installées alors que plus de 3000 sacs de sable ont été distribués aux résidents qui en ont fait la demande.

Au moment où la ville de Montréal prolongeait l’état d’urgence, on comptait 115 personnes victimes des inondations prises en charge par la Croix-Rouge dans Cartierville. «Ce chiffre exclut les gens qui ont quitté leurs domiciles et ont été hébergés par des proches», a indiqué le maire de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, Pierre Gagnier.

Par ailleurs, la Croix-Rouge a prorogé jusqu’à dimanche la durée de l’hébergement à l’hôtel pour les sinistrés.

Les pompes continuent de fonctionner et la situation semble stabilisée et que le niveau de l’eau commence à baisser. «Il est trop tôt pour se prononcer, il faudra attendre encore avant de pouvoir dire quand l’eau se sera retirée et que les travaux de nettoyage pourront commencer», relève Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville qui passe le plus clair de son temps dans les rues de son district depuis près d’une semaine.

Mais, de toute évidence l’eau commence à se retirer lentement. On peut l’observer de manière significative sur la rue du Ruisseau. Les habitants de cette artère sont soulagés de voir que la digue de fortune qu’ils ont réalisée avec des palettes de bois a tenu le coup.

«L’eau avait recouvert entièrement la borne d’incendie, aujourd’hui on voit le dessus» se réjouit Éliane une résidente. Sur cette rue d’une quinzaine de résidences, seule trois ont subi l’assaut des flots.

«Nous sommes heureux de voir que les gens n’auront pas à rénover leurs demeures», dit Denis Lemieux. C’est lui qui avait pris l’initiative de construire ce barrage.

«On avait vu que le water gate, le barrage anti crue en plastique risquait de céder, très vite devant l’ampleur des flots on s’est dit, qu’il fallait mettre quelque chose de plus résistant, raconte-t-il. Je ne suis pas spécialiste, je suis juste très débrouillard.»

 

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