PACOPHOTO.CA Nicole Forget-Bashonga, directrice de la Cuisine collective Hochelaga. (Photo : Patrick Deschamps)
Dès qu’on met les pieds dans les locaux de la Cuisine collective Hochelaga, l’odeur est enivrante et réconfortante. Lors de notre passage, un parfum de soupe maison flottait dans l’air. Difficile de résister.

L’organisme célèbre cette année son 25e anniversaire d’existence. Une étape qui aurait pu ne jamais arriver. Lorsque Nicole Forget-Bashonga, directrice, a pris les rênes de la cuisine collective, au début des années 1990, l’organisme se trouvait dans une position financière précaire. Il était menacé de fermeture. Avec son équipe, la dame a retroussé ses manches et replacé la cuisine sur ses rails.

Lorsque je suis entrée en poste, indique Mme Forget-Bashonga, nous faisions face à de gros défis. Nous avons tout restructuré. Les efforts ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, les choses vont très bien.

Située au 3568, rue Adam, dans les locaux d’une ancienne caisse populaire, la cuisine collective accueille annuellement plus de 300 personnes. Elle est ouverte sept jours sur sept. Depuis 12 ans, elle est reconnue comme entreprise d’insertion en économie sociale et son chiffre d’affaires est de l’ordre de 700 000 $ par année. Elle emploie une quinzaine de travailleurs.

Les membres sont issus du quartier ou proviennent des divers organismes ou programmes communautaires de Hochelaga-Maisonneuve : Les Ateliers d’Antoine, Distribution L’Escalier, Le petit REVDEC, la Maison Oxygène, etc.

Les groupes sont constitués de 5 à 15 personnes, selon les disponibilités et les horaires établis. Les membres voient à la planification des repas, composent le menu, consultent les circulaires pour repérer les bonnes aubaines, procèdent aux achats et ensuite cuisinent. Ils sont accompagnés dans chacune des étapes par des employés de la cuisine collective.

« Nous leur apprenons à cuisiner sainement. Les membres sont très ouverts. Ils aiment découvrir de nouveaux trucs, particulièrement les jeunes. C’est très motivant », affirme la directrice.

Si les raisons de cuisiner collectivement peuvent être multiples, pour les membres de Mme Forget-Bashonga il s’agit principalement d’une solution économique. Les gens doivent joindre les deux bouts et la cuisine collective est une alternative financière intéressante.

Pour d’autres, c’est l’occasion de briser l’isolement, de rencontrer des gens, de discuter et de créer des liens qui se poursuivent au-delà des activités de cuisine.

La cuisine collective Hochelaga voit également à assurer la relève de demain. Des interventions sont faites auprès des tout-petits de l’école Baril et des élèves du cheminement particulier de l’école Chomedey-de-Maisonneuve.

« La cuisine, ça rejoint tout le monde. Hommes, femmes, enfants, il n’est jamais trop tard pour apprendre à bien cuisiner », conclut Mme Forget-Bashonga.

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