Vampires, rappeurs alimentaires et mimes; au cours des six derniers mois, cinq vidéastes nous ont laissé entrer dans leurs univers farfelus pour nous faire redécouvrir l’avenue du Mont-Royal, dans le cadre du concours « Mon avenue en 60 minutes ». Les gagnants de ce marathon créatif ont été dévoilés le 27 novembre, à l’occasion d’une projection spéciale au cinéma Beaubien.

Farid Kassouf, un étudiant en cinéma documentaire au cégep de Rivière-du-Loup a été couronné vainqueur. Il a raflé les prix du public (1000 $), du jury (2500 $) et du meilleur scénario (500 $). Cette dernière distinction lui a été remise pour son court-métrage Le rap du terroir.

Les honneurs dans les catégories « Meilleure direction photo » et « Montage » ont respectivement été remis à Jean-Vital Joliat, pour son film Hymen, et Claudine Boulanger, pour son œuvre Clichés mode.

L’histoire avant tout

Le journal Le Plateau avait rencontré M. Kassouf, lors du lancement du concours. À ce moment, il avait indiqué que cette aventure représentait un défi pour lui.

« Pour moi, le deux minutes est un gros challenge, car je suis un storyteller. Dès la première rencontre, j’ai senti que j’étais peut-être moins fort techniquement. Je me suis dit que je devais donc les battre avec une histoire », avait-il confié.

Or, il semblerait qu’il ait gagné son pari, car il a su rallier le vote du public et du jury.

« Je suis étonné d’avoir gagné. Par contre, tout au long du projet, j’étais conscient de la force de mes histoires. Je pense être arrivé avec des idées différentes, ce qui m’a permis de me démarquer », estime le jeune homme.

Le film dont il est le plus fier est sans contredit son Rap du terroir, qui lui a valu la récompense pour le meilleur scénario.

« J’adore la culture hip-hop. Ça été mon premier contact avec l’art. J’ai toujours voulu réaliser un vidéoclip de rap old school, avec des gars dans une ruelle et des chars. Ce n’est pas très hip-hop de parler du terroir, mais j’ai réussi à le faire. C’est même moi qui chante », dit-il, fièrement.

L’expérience en a été une d’apprentissage pour l’apprenti vidéaste. Les paramètres du concours lui ont permis d’explorer différents styles et de mieux connaître ses forces et ses faiblesses.

« Souvent, j’ai des idées ou des projets. J’en parle à mes amis, sans toutefois les réaliser. Le fait d’avoir des deadlines m’a poussé à les faire. Ç’a m’a aussi appris à travailler avec une contrainte de temps.

« Le style humoristique, je le maîtrise bien. On dit souvent que le rire, c’est une question de timing, et ça, je l’ai! J’ai aussi fait un film en suivant l’approche documentaire. Il n’était pas parfait, mais j’ai beaucoup appris. Il faut que j’améliore mon travail derrière la caméra. Ça va beaucoup me servir pour mon travail final au cégep », conclut-il.

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