Collaboration spéciale Nuka De Jocas-McCrae, Luc Labelle et Julien Granger, un résident du Plateau-Mont-Royal, sont rendus à mi-chemin de leur voyage de 9000 kilomètres. Sur cette photo, les jeunes hommes font escales à Fort Myers, en Floride.

Un résident du Plateau-Mont-Royal aura besoin de plus de temps pour rallier en kayak la péninsule du Yucatán, au Mexique. Avec ses deux compagnons, ils sont à mi-chemin de leur aventure de 9000 kilomètres.

Julien Granger ainsi que Nuka De Jocas-McCrae et Luc Labelle, avaient prévu atteindre leur destination en pagayant entre 13 et 15 mois. Actuellement près de Pensacola, en Floride, ils estiment qu’ils arriveront plutôt en octobre, après 17 mois de voyage.

La météo n’a pas toujours été clémente, avec de grands vents qui soufflaient.

«On arrêtait parfois quelques jours, mais il faut continuer d’avancer quand le vent ne se calme pas. Alors parfois, on a mis nos embarcations à l’eau, même si on n’a pas fait beaucoup de distance», raconte M. Granger.

La fatigue se fait sentir des kayakistes partis le 16 mai du Vieux-Port de Montréal.

«C’est certain qu’on commence à être endoloris, mais rien de majeur. On garde un rythme relativement lent pour éviter les blessures. Mais là, on doit accélérer la cadence, car on a seulement un visa d’un an pour les États-Unis.»

Le résident du Plateau-Mont-Royal mentionne toutefois que la mer est plus calme depuis qu’ils ont atteint le golfe du Mexique. Ils sont donc confiants d’arriver bientôt sur les rives mexicaines.

Financement
Les trois jeunes hommes ont vu leur réserve d’argent fondre. Ils ont donc lancé une nouvelle campagne de sociofinancement sur la plateforme Kickstarter pour récolter 20 000$ supplémentaires.

«Le taux de change actuel nous a nui beaucoup. En plus, on avait sous-estimé l’usure de l’équipement par le sel de mer et le soleil», affirme M. Granger.

Un ordinateur neuf aussi a été endommagé par une infiltration d’eau, deux semaines à peine après leur départ.

«Heureusement, on ne dépense pratiquement rien pour le logement, c’est surtout pour la nourriture. Lorsqu’on arrive dans des marinas, on nous invite souvent à dormir chez des gens. Ils sont très inspirés par notre aventure et comprennent ce qu’on fait.»

Le Défi GoFetch a pour but de sensibiliser la population, particulièrement les enfants, à la pollution des berges.

L’argent récoltée servira aussi à payer le film sur leur périple. Le long-métrage mettra en scène les personnes rencontrées au fil de l’aventure.

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