Après avoir recueilli plus de 10 000 signatures dans une pétition pour le retour de la dalle-parc dans le projet Turcot, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE) a tenu un rassemblement qui a réuni plus 200 personnes désirant militer pour la cause, ce dimanche.

La pétition devrait être remise à Québec au plus tard le 24 juin. « On vise le cap des 12 000 d’ici là », mentionne Tania Gonzalez, chargée de projet pour Concertation Ville-Émard/Côte-Saint-Paul, un organisme travaillant en partenariat avec le CRE pour la cause de la dalle-parc. La dalle-parc est un lien vert qui permettrait aux cyclistes et piétons de se déplacer aisément entre les quartiers Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et le Sud-Ouest en passant par-dessus le futur échangeur.

Dimanche matin, plusieurs militants ont quitté Notre-Dame-de-Grâce à bord de leur vélo pour faire le trajet jusqu’au lieu de rassemblement, au Canal Lachine, afin de démontrer au ministère des Transports (MTQ) les difficultés actuelles de déplacement, de quartier en quartier, sans automobile.

«Ça a pris plus d’une demi-heure pour faire le trajet à vélo, alors imaginez à pied!», mentionne Félix Gravel, directeur adjoint du CRE, expliquant à quel point le projet de la dalle-parc pourrait résoudre le problème.

«On veut créer des liens entre les quartiers, réduire la production de gaz à effet de serre et combattre la pauvreté en permettant aux citoyens qui n’ont pas les moyens de se payer une voiture, [d’avoir accès à] une autre voie de transport», ajoute-t-il.

Ouverture?
Le MTQ a réitéré son refus de procéder au projet de la dalle-parc, tel que présenté dans l’avant-projet préliminaire, à plusieurs reprises depuis le début de la campagne de mobilisation, en mars.

Toutefois, avec ce troisième volet de la campagne de mobilisation, qui avait lieu dimanche, les organisateurs avaient confiance que les choses pourraient bouger.
«Si le rassemblement d’aujourd’hui regroupait suffisamment de personnes, M. Lessard se disait prêt à mettre sur pied un projet similaire au projet initial, mais moins coûteux», avance Lisa Mintz, fondatrice du collectif Sauvons la falaise, qui agit de concert avec le CRE dans le dossier de la dalle-parc.

«On désirait atteindre les 500 personnes, mais on a plutôt réussi à réunir la moitié, ce qui est quand même excellent et, pour ma part, suffisant», ajoute-t-elle.

Québec nie
En entrevue téléphonique avec TC Media, Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre des Transports Laurent Leaasrd, a réfuté les propos tenus par Mme Mintz.

«Ce qui est sûr c’est qu’on ne débutera pas de nouveaux projets ou aménagements pour le transport actif d’ici la fin de la construction du projet Turcot, en 2020, mais l’endroit reste vacant pour un futur projet», a mentionné M. Gaudreault en insistant sur le fait que M. Lessard n’avait jamais mentionné que le nombre de personnes présentes au rassemblement changerait quoi que ce soit à ce fait établi.

«On a fait beaucoup pour favoriser le transport actif. On a allongé la piste cyclable, on a instauré des espaces verts autour de la Place Turcot et on a même fait construire un mur antibruit de 4km de long», ajoute-t-il.

Les faits

  • La dalle-parc figurait dans l’avant-projet préliminaire de l’échangeur Turcot présenté en 2010
  • Elle ne figurait plus sur l’avant-projet définitif présenté en 2012
  • Le ministère des Transports dit avoir laissé de côté l’idée en raison du coût et du défi technique que le projet représentait
  •  À l’origine, le projet de la dalle-parc coûtait 40 millions, soit 1% du coût total du projet Turcot qui s’évalue à 3,7 milliards.

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!