(Photo d'archives) Hélène LeBlanc

Députée fédérale de LaSalle-Émard, Hélène LeBlanc a déposé une motion du Nouveau parti démocratique (NPD) qui exigeait des investissements stables et prévisibles pour les infrastructures canadiennes. Mais la motion a été rejetée par le gouvernement conservateur le 1er février à la Chambre des communes.

Cette motion encourageait le gouvernement à indexer le Fonds de la taxe sur l’essence à la croissance de l’économie et de la population. Elle l’enjoignait de hausser d’un cent le litre le transfert aux infrastructures des recettes tirées de la taxe sur l’essence.

Administré par Infrastructure Canada, le Fonds de la taxe sur l’essence a été mis sur pied en 2005. En vertu de ce programme, le gouvernement fédéral remet dans ce fonds cinq cents sur les 10 cents de la taxe sur l’essence. Le NPD proposait que cette portion passe à six cents, ce qui se traduirait par des recettes supplémentaires de 500 M $ par année à affecter aux infrastructures.

Pour la députée Hélène LeBlanc, «le financement des infrastructures doit être considéré comme un investissement et non pas comme une dépense publique. Chaque dollar investi dans les infrastructures a des retombées de presque 20% de plus sur l’économie. Pour les infrastructures des transports, les retombées atteignent environ 40% pour chaque dollar investi.»

La députée de LaSalle-Émard ajoute «que l’argent des fonds d’infrastructures existants a été dépensé ou est déjà réservé pour des projets. Sans nouvel apport provenant du Fonds de la taxe sur l’essence, la plupart des projets d’infrastructures ne pourront être financés. Ma motion reconnaissait aussi la nécessité de remplacer immédiatement le pont Champlain. Le ministre s’est engagé à construire un nouveau pont, mais il est demeuré vague sur l’échéancier.»

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