Gracieuseté/Ministère de la Défense nationale George «Buzz» Beurling est encore aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands pilotes que l'armée canadienne ait connu.

Un des meilleurs pilotes d’avions canadiens de la Deuxième Guerre mondiale était un Verdunois. Considéré comme le plus grand as du pays pendant ce conflit, il détient à son actif 31 victoires reconnues. George «Buzz» Beurling a fait la fierté de la ville de Verdun, où un parc, une rue et une école secondaire ont été nommés en son honneur.

Né le 6 décembre 1921 à Verdun, d’un père suédois et d’une mère d’origine anglaise, George Beurling a toujours été fasciné par les avions. Il se rendait pratiquement tous les jours après l’école à l’Aéroport de LaSalle, qui se trouvait à l’est du parc Riverside.

Pour accélérer sa formation de pilote, il décide d’abandonner ses études à l’école publique protestante Verdun High School et obtient son brevet en 1939, à 17 ans. Dès que la guerre est déclarée, il cherche à joindre les rangs de l’Aviation royale canadienne. Mais il paie cher son décrochage et est refusé en raison de son éducation insuffisante.

Tenace, il tente de joindre les Flying Tigers, une escadrille chinoise formée de pilotes volontaires de partout dans le monde, mais est arrêté aux États-Unis alors qu’il essaie de s’embarquer sur un cargo pour la Chine.

Il revient donc au pays pour repartir en direction de la Grande-Bretagne avec l’espoir d’être recruté dans l’Aviation royale, moins exigeante pour la formation académique que son pendant canadien. Il commence sa formation militaire avec eux en 1940.

Combat
Le tempérament du jeune canadien lui vaut plusieurs surnoms dans l’armée britannique. Ses collègues l’appellent amicalement «Buzz» en raison de son habitude d’effectuer des vols non-autorisés au ras du sol, des buzz, comme disent les pilotes.

Ses supérieurs avaient cependant leur propre appellation pour désigner ce pilote qu’ils jugent trop indiscipliné: «Screwball», c’est-à-dire tête folle ou hurluberlu.

Mais c’est pendant sa mission en Méditerranée que son surnom le plus prestigieux lui est donné et que Beurling devient «Le Faucon de Malte» sous la plume des journalistes de la presse alliée. Au-dessus de cette petite île, la plus bombardée de la Deuxième Guerre mondiale, que le Verdunois abattra 27 avions ennemis.

Rapatrié après avoir été blessé, «Buzz» est reçu en véritable héros et fait une tournée nationale pour promouvoir l’enrôlement et mousser la vente de bons de la victoire. Mais il ne tient pas en place et souhaite retourner au combat, cette fois avec l’Aviation royale canadienne. Atout trop précieux, il sera vite réaffecté comme instructeur.

À la fin de la guerre, Beurling n’arrive pas à se réadapter à la vie civile et décide de s’engager dans l’armée de l’air du nouvel état d’Israël, aux prises avec un conflit qui l’oppose à ses voisins. Pour s’y rendre, il doit d’abord récupérer à Rome un vieil avion acheté aux États-Unis et le ramener en Israël. L’appareil s’écrase peu après le décollage le 20 mai 1948, causant la mort du jeune pilote de 26 ans.

Les circonstances de son décès restent encore aujourd’hui nébuleuses. L’enquête officielle avait conclu à un problème mécanique, mais certains conspirationnistes croient que l’avion aurait pu être saboté par les services secrets arabes ou britanniques.

La dépouille de George Beurling n’a jamais été rapatriée au Canada. Il a plutôt été inhumé dans un cimetière catholique au pied du Mont Carmel, en Israël.

(Source: Défense nationale)

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