Andréanne Moreau/TC Media Véronique Martineau, accompagnée de la députée Manon Massé.

L’aide aux plus démunis est centrale dans la campagne de Véronique Martineau. Mais la candidate de Québec solidaire présente également de nombreuses mesures qui viendraient enlever un poids financier aux entrepreneurs.

«On entend souvent que le salaire minimum à 15$/heure nuirait aux petits commerces, mais la masse salariale est souvent loin d’être leur plus gros poste de dépenses», argumente-t-elle.

La mise en place d’une régie du logement pour les baux commerciaux serait, d’après elle, beaucoup plus efficace soutenir les jeunes entrepreneurs.

«Dans la situation actuelle, le locataire d’un espace commercial peut investir des milliers de dollars pour l’aménager et le rénover, puis voir son loyer doubler l’année suivante, le poussant parfois à la faillite», explique Mme Martineau.

Sur certaines artères commerciales montréalaises où les immeubles sont détenus en majorité par un seul propriétaire, comme l’avenue Mont-Royal ou la rue Masson, le monopole pousse rapidement le prix des loyers à la hausse.

«Ce n’est pas encore le cas sur Wellington, mais ça pourrait le devenir, considérant l’attrait que la rue exerce», craint-elle.

Une réforme fiscale est également souhaitée par le parti. Selon leurs analyses, les petites et moyennes entreprises paient présentement 11% en impôt effectif, alors que ce taux est de 9% pour les grandes entreprises.

Organismes communautaires
Selon les témoignages recueillis par Véronique Martineau pendant sa campagne, les organismes communautaires craignent de plus en plus devoir pallier au sous-financement de l’État.

Les coupures en éducation et dans l’aide sociale se font sentir et plusieurs d’entre eux, devant le nombre croissant de demandes, doivent se tourner vers le privé afin de dispenser leurs services.

«C’est très pernicieux parce que ça mène les organismes à lutter les uns contre les autres pour des commanditaires», souligne la candidate.

Selon elle, l’augmentation du salaire minimum pourrait faire diminuer les demandes. Elle rappelle que, en 2015, 10% des demandes aux banques alimentaires provenaient de personnes travaillant à temps plein et que cette proportion augmente chaque année.

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