Christine Emond/TC Média Matthieu Léveillé peut toujours compter sur le support de sa conjointe, Pilar, lors des moments plus difficiles

Le guitariste classique Matthieu Léveillé, résident de longue date de Verdun, présentera ses compositions à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts le 26 mai prochain. Ses chansons «inentendues» résonneront dans la salle de 120 places.

Par son parcours atypique, le musicien et chanteur, dont le style est défini comme «un mariage entre Richard Desjardins et Cat Stevens» par Michel Allard, son mentor, possède une maitrise en musique de l’Université d’Ottawa. Voulant faire carrière en musique depuis l’adolescence, il a dû mettre son rêve de côté lorsqu’il a été hospitalisé, dans mi vingtaine, atteint d’un cancer.

Sitôt sorti de sa chambre d’hôpital juste avant sa trentaine, et ayant «fait une jambette à la vie», il décide de retourner aux études. «J’étais vraiment enthousiaste et j’ai tout mis là-dedans», précise-t-il.

Il veut avoir une portée significative dans la communauté et se retrouve à jouer dans des unités de soins palliatifs comme concertiste de chevet.

Il alliait les musiques classique et pop tout en faisant des arrangements personnalisés pour les patients. «Dès que j’ai commencé, j’ai beaucoup aimé ça. Ce sont des moments d’une intensité hallucinante, raconte-t-il ému. J’ai su que j’étais au bon endroit».

Penser un peu à soi

Mais l’appel de la composition s’est fait sentir et il a décidé de diminuer ses activités auprès des malades pour se concentrer sur ses propres projets.

Les chansons de celui qui ne veut pas avoir de regrets honorent toutes les personnes qu’il a rencontrées. «J’ai vu beaucoup de gens trépasser, j’en ai accompagné au moment de leur départ avec la famille et le médecin, j’ai pleuré avec eux», se souvient-il.

Son premier album sortira vers la mi-avril. Pour arriver à le composer et le réaliser, il s’est bien entouré. Le guitariste travaille avec Michel Robidoux, «un jeune homme dans la soixante-dizaine», plaisante Matthieu Léveillé, qui a travaillé avec Robert Charlebois et Jean-Pierre Ferland.

 «Tant qu’on est pas mort, on est vivant»

Le papa de deux enfants, malgré ses projets personnels, continuera toujours de s’impliquer dans le milieu de la santé et son «attachement à l’hôpital de Verdun est immuable», certifie-t-il.

Il a d’ailleurs fait partie de l’équipe de soins palliatifs de l’hôpital pendant 5 ans, une première en Amérique pour un non-thérapeute qui participe aux réunions. Il est aussi partenaire avec la Société pour les arts en milieu de santé (SAMS).

Des musiciens verdunois de qualité à la Place des Arts

Le tiers des places pour son concert s’est déjà vendu, à peine une semaine après l’annonce du spectacle. Le concert est présenté par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF), qui lui a offert la salle Claude-Léveillé.

La SACEF a également soutenu la pianiste Sandra Brassard lors de ses spectacles au début 2015. Lors de ses deux prestations à la salle Claude-Léveillé, elle a vécu «une expérience extraordinaire».

Sandra Brassard

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