The Associated Press Une femme en burkini, à Marseille, le 4 août.

Le burkini, ce maillot de bain qui couvre le corps, les membres et la tête, créé pour les femmes musulmanes, est interdit sur les plages de plusieurs communes de France. Selon metronews, seulement à Nice, où le règlement a été adopté vendredi dernier, 16 femmes auraient été contrôlées en 48h.

Certains clichés ont beaucoup circulé mardi, dont certains montrant une femme, couchée sur la plage, à Nice, et qui se fait interpeller par quatre policiers.

Toujours à Nice, une autre femme aurait été interpellée lundi par les policiers parce qu’elle se baignait, non pas avec un burkini, mais en legging, tee-shirt et voile. Selon metronews, qui a consulté le règlement municipal de Nice, «il n'[y] est pas explicitement fait mention [d]u burkini. Il est précisé que l’accès aux plages publiques et à la baignade sont interdites « à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité”».

L’amende pour avoir enfreint ce règlement à Nice peut coûter jusqu’à 38 euros.

Le 16 août, à Cannes, une femme de 34 ans, du nom de Siam, a reçu une contravention alors qu’elle portait des leggings, une tunique et un hijab, a rapporté l’Obs. Selon une journaliste qui a été témoin de la scène, deux des trois policiers «avaient le doigt sur la gâchette de leur bombe lacrymo, sans doute au poivre» quand ils se sont adressés à la femme. «Mes enfants étaient en pleurs, témoins de mon humiliation, ainsi que ma famille. Moi-même je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Ils nous ont humiliés», a raconté Siam à l’Obs.

Cannes a été la première ville à interdire le burkini, à la fin du mois de juillet.

Tel que rapporté par le Daily Mail, les ventes de burkini ont explosé depuis les interdictions, intéressant particulièrement les femmes non musulmanes.

Des poursuites
L’adjoint au maire de Nice, Christian Estrosi, a par ailleurs annoncé mercredi que des poursuites seraient intentées contre les personnes qui diffusent des images des interventions policières sur le web. «D’ores et déjà, des plaintes ont été déposées pour poursuivre ceux qui diffusent les photographies de nos policiers municipaux ainsi que ceux qui profèrent à leur encontre des menaces sur les réseaux sociaux», a-t-il indiqué dans un communiqué.

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