The Associated Press Donald Trump

Le président américain Donald Trump a l’habitude de déchirer les documents qu’il vient de lire, forçant les archivistes de la Maison Blanche à recoller des morceaux parfois aussi petits que des confettis, selon le site américain d’information Politico.

«C’est la chose la plus folle que j’ai jamais vue. Il déchirait les papiers en tous petits bouts», a raconté Solomon Lartey, un ancien employé de la Maison Blanche chargé de l’archivage des documents pendant les cinq premiers mois de la présidence Trump.

Une loi ordonne que tout document consulté par le président américain -lettres, courriels, briefing- soit conservé et envoyé aux Archives nationales.

L’article de Politico ne suggère pas que le septuagénaire procède ainsi pour faire disparaître des documents mais plutôt qu’il s’agit d’une vieille habitude chez l’homme d’affaires, un «système d’archivage» à sa manière.

Mais la manie de Donald Trump de déchirer les documents qu’il vient de lire, «parfois juste en deux mais d’autres en morceaux si petits qu’ils ressemblaient à des confettis», a largement compliqué la tâche des archivistes dès son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

Selon Solomon Lartey, licencié en mars, des employés de la Maison Blanche devaient récupérer les bouts de documents dans le Bureau ovale ainsi qu’à la résidence privée du président, à l’étage, pour les livrer aux archivistes, «comme un puzzle» à reconstituer. Tout le bureau chargé des registres devait alors scotcher les documents, a-t-il expliqué à Politico.

Parmi les documents qu’il a reconstitués: des articles de journaux annotés par Donald Trump, des invitations et des lettres d’élus.

C’est la première fois en vingt ans de service que Reginald Young, un autre ancien employé du département des archives à la Maison Blanche, congédié en avril, dit avoir vu une telle pratique.

«J’ai regardé mon directeur et lui ai dit +vous êtes sérieux ?+ On gagne plus de 60 000 dollars par an, on devrait faire des choses beaucoup plus importantes que ça», a-t-il raconté à Politico. «J’avais l’impression de faire le travail le plus ingrat qu’on aurait pu me demander à moins de devoir vider les poubelles».

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