AFP

L’artiste britannique Banksy a prémédité la retentissante autodestruction de sa toile après avoir été adjugée pour plus d’un million d’euros aux enchères le 5 octobre.

Dans une vidéo, il dévoile le mécanisme qui avait été intégré dans l’épais cadre doré permettant de broyer la toile «Girl with Balloon», reproduction en peinture acrylique et aérosol de l’une des ses plus célèbres œuvres, montrant une petite fille laissant s’envoler un ballon rouge en forme de cœur.

Lors de la vente aux enchères par Sotheby’s, la peinture avait été partiellement découpée en fines lamelles quelques instants seulement après avoir été vendue.

L’artiste révèle dans sa vidéo que lors de «répétitions», le broyage avait fonctionné «à chaque fois». Des images montrent des tests lors desquels d’autres reproductions ressortent entièrement déchiquetées.

Sur instagram, l’artiste dont l’identité reste un mystère, a indiqué que la maison d’enchères Sotheby’s n’était pas au courant que la toile allait s’autodétruire.

«Certains pensent que ça ne s’est pas découpé. Si. Certains pensent que la maison d’enchères était au courant. Non.», indique l’artiste sur instagram.

Le maison d’enchères avait assuré avoir été prise de court.

Elle avait annoncé que la vente avait bien été validée et l’oeuvre renommée «Love is in the bin» (L’amour est à la poubelle).

«Bansky n’a pas détruit une oeuvre d’art lors des enchères, il en a créé une», avait affirmé Alex Branczik, chef du département d’art contemporain Europe de Sotheby’s, dans un communiqué.

Quant à l’acheteuse, une collectionneuse européenne, précise Sotheby’s, elle avait expliqué avoir «d’abord été choquée».

«Mais graduellement j’ai réalisé que j’allais posséder mon bout d’histoire de l’art», avait-elle ajouté dans le communiqué.

L’œuvre avait été attribuée pour 1,042 million de livres (1,185 million d’euros).

Le «happening» de Banksy pourrait avoir des répercussions sur le marché de l’art.

«Le prix actuel» de «Girl with Balloon», la toile qui s’est autodétruite, devrait «se situer au-delà de deux millions d’euros», avait dit à l’AFP Thierry Ehrmann, président de Artprice, spécialisé dans les cotations du marché de l’art.

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