Cyclisme et cynisme

Il est heureux que l’organisme qui a provoqué la chute du cycliste Lance Armstrong, l’USADA (United States Anti-Doping Agency), soit états-unien. S’il avait été étranger – ou pire, français –, des hordes d’États-Uniens indignés auraient enfourché leur monture et crié à l’injustice.

Imaginez un peu : bien qu’Armstrong soit lâché par ses anciens collègues et ses commanditaires, un super PAC républicain a décidé malgré tout de lancer une pétition et de lever des fonds en sa faveur.

J’espère que ce soutien contre-nature nuira à Mitt Romney et profitera à Barack Obama.

Sylvio Le Blanc, Montréal

Protégeons les services aux élèves

En ce mois de sensibilisation aux troubles d’apprentissage, l’Association québécoise des troubles d’apprentissage (AQETA) profite de l’élection du nouveau gouvernement pour attirer l’attention de la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, sur les conséquences des dernières compressions budgétaires imposées aux commissions scolaires.

Au-delà du débat récurrent sur les coûts liés à l’éducation, le Québec s’est fixé une cible de 80 % de diplômés de moins de 20 ans d’ici 2020. Or, derrière l’acronyme EHDAA (élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage), c’est ni plus ni moins un jeune sur cinq du réseau scolaire, cet adulte de demain, qui a des besoins particuliers et dont la réussite dépend directement de la prestation de services éducatifs spécialisés. Quand on sait que 42 % des gens au Québec sont des analphabètes fonctionnels, on ne peut que craindre l’impact des nouvelles coupes au primaire, au secondaire, en formation professionnelle et à l’éducation des adultes. Un facteur aggravant l’écart qui peut se creuser pour la réussite scolaire.

Chaque famille connaît au moins un jeune qui a des difficultés importantes et pour qui les services sont essentiels à sa réussite. L’accès à ces services demeure difficile et dans certains milieux, la pénurie de personnel professionnel fait encore plus mal. Devant ce fait, plusieurs parents recourent au secteur privé et payent pour des services éducatifs qui sont en ce moment gratuits dans notre contrat social. Qu’en est-il des familles à plus faible revenu qui ne peuvent se payer ces services? Nous voyons là un système scolaire à vitesses variables pour les élèves.

À ce stade-ci, l’AQETA se réjouit du fait que le programme du gouvernement prévoie des mesures favorables aux jeunes en difficulté, comme l’augmentation du nombre de professionnels et d’employés de soutien afin de répondre aux élèves ayant des besoins particuliers dans la classe et au service de garde, ou la mise en place de mesures de soutien, notamment aux garçons qui n’ont pas réussi à terminer leurs études secondaires dans le cadre prescrit.

Certes, ces mesures, plus particulièrement celle qui prévoit l’ajout de 600 professionnels d’ici 4 ans dans le réseau, doivent réellement faire partie des priorités d’action du ministère de l’Éducation afin que cesse cette situation contradictoire qui oppose compressions et volonté de répondre à l’appel à l’aide des enseignants et des parents pour voir concrètement et surtout rapidement aux besoins des jeunes.

En matière d’apprentissage, le temps est un allié dont les jeunes ne devraient pas devoir se passer!

Jean-Louis Tousignant, président de l’AQETA

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