Trois idées pour Montréal

L’élection de novembre ne sera qu’une formalité confirmant l’élection de Denis Coderre. Ce sur quoi il faudra se décider ce seront les priorités pour Montréal. Elles auront trait essentiellement à une gouvernance de plus haut niveau.

1. Une gestion plus serrée
Les coûts de gestion de Montréal ont augmenté de façon exponentielle sous Gérald Tremblay. Ce qui a provoqué des hausses de taxes insupportables. Même les amendes de la police font désormais partie des finances de la Ville plutôt que du droit. Quant au rôle des fonctionnaires, c’est l’anarchie qui règne. Il faut adopter un organigramme clair.
 
2. Une ville davantage unie
Les Montréalais ne sont pas vraiment entichés de leurs 19 villes locales, ils s’en moquent même. Montréal est devenue ingouvernable. Prendre une décision importante est en fait impossible. Il faut réunifier le plus possible ces municipalités, à l’image du Toronto d’avant la mégacité.

3. Une stratégie de développement économique
Montréal a beaucoup de problèmes qui causent son déclin. Il faut établir un modèle de développement régional centré sur la capacité de Montréal à attirer des investissements. Rendre Montréal plus attrayante, mieux connectée à l’international avec de plus grands événements, sera donc prioritaire.

En somme, les grandes priorités ne sont pas difficiles à énumérer, mais elles seront difficiles à réaliser. L’avantage, avec Denis Coderre, c’est qu’il a la forte personnalité qui a manqué à Montréal sous Tremblay.

Michel Magnant

Un système qui tient la route

Selon une courte étude signée par quatre chercheurs québécois, la Suède, le Danemark et la Finlande sont plus taxés et plus syndiqués que le Québec, tout en étant aussi plus efficaces, plus compétitifs, moins endettés et moins inégalitaires. Ces pays sont des premiers de classe. Ils prouvent que des États peuvent être interventionnistes tout en étant concurrentiels.

Qu’attend un parti de gauche comme Québec solidaire (QS) pour proposer un système comparable? Dans les trois pays scandinaves, on respecte les entreprises, alors que les solidaires les méprisent. Si QS prenait le pouvoir, la première chose qu’il ferait serait de relever leur taux d’imposition, alors que dans les pays scandinaves, il est similaire au nôtre. La deuxième chose serait d’abaisser les taxes à la consommation, alors que pour se rapprocher des pays scandinaves, Québec devrait les porter de 15 % à 25 %.

Si Québec solidaire veut qu’on le prenne au sérieux, il doit faire ses classes et proposer un système qui tienne la route.

Sylvio Le Blanc, Montréal

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