La fin de la pauvreté extrême en 2030

Christine Lagarde, la nouvelle directrice du Fonds monétaire international, milite en faveur des dépenses sociales visant à réduire la pauvreté. En France vient d’avoir lieu la Conférence internationale contre la malnutrition infantile. La Banque mondiale vise l’éradication de la pauvreté extrême d’ici 2030. Le prochain Sommet du G8 traitera de la malnutrition infantile et, quelques jours plus tôt, l’événement Nutrition for Growth réunira des scientifiques et des représentants de gouvernements, des Nations unies, d’entreprises et d’organismes d’aide. Impressionnant.

Le message de l’Unicef et du Consensus de Copenhague aurait donc porté : pour vaincre la pauvreté, il faut vaincre la dénutrition avec des mesures telles que le soutien à l’agriculture, l’eau propre, des mesures d’hygiène, l’allaitement maternel, la vaccination et une alimentation adéquate incluant les micronutriments (iode, fer, zinc, vitamine A, acide folique).

Prenons le cas de l’iode. En 2007, près de deux milliards de personnes, dont un tiers d’âge scolaire, présentaient un déficit en iode, entraînant une perte moyenne de 15 points de quotient intellectuel et même le crétinisme. Imaginez l’incidence sur l’éducation et la productivité d’une nation. Or, il n’en coûte que 5 ¢ par année par personne pour ioder le sel.

Depuis 1990, l’aide canadienne est le premier fournisseur de micronutriments au monde. Maintenant qu’un effort concerté s’organise contre la dénutrition, la présence du ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, à la rencontre Nutrition for Growth, le 8 juin à Londres, témoignerait de l’importance qu’accorde le Canada à l’élimination de la pauvreté extrême.

Pamela Walden-Landry, Montréal

Pauvre jardin botanique

Cette lettre répond à une autre publiée vendredi dernier.

Je voudrais ajouter ma voix à celle de Sophie, membre des Amis du Jardin, dont la lettre est parue dans le journal Métro de ce week-end. Comme elle, je suis membre des Amis du Jardin et, comme elle, je suis consternée par l’ampleur des dégâts causés par l’installation des Mosaïcultures au Jardin botanique, et je pense que nous sommes nombreux. Nous réagissons sans doute trop tard, mais comment aurions-nous pu savoir? Personne ne nous a consultés! On se soucie apparemment bien peu de l’opinion de ceux qui apprécient vraiment le Jardin pour ce qu’il est, c’est-à-dire un lieu de calme et de sérénité où l’on peut profiter de la beauté de la nature, observer, s’émerveiller, apprendre de la nature dans toute sa simplicité.

Nous ne pouvons qu’espérer que nos protestations aient une influence. Déjà, si rien n’est fait rapidement, c’est la moitié du merveilleux mois de mai, durant lequel tant de plantes et d’arbres fleurissent, tant d’oiseaux se retrouvent et chantent (et d’autres petits animaux, comme les grenouilles et les tortues dans les étangs, dont la vie va être bouleversée ou même anéantie), qui sera complètement gâchée par les camions et les clôtures, sans oublier que l’accès aux jardins extérieurs est quand même devenu payant depuis le 15 mai, malgré un tel chantier. Je vous en prie,

M. le directeur du Jardin botanique, ne laissez pas ce genre d’événement, qui n’a rien à voir avec la vocation du Jardin, l’envahir et le défigurer. Faites quelque chose pour arrêter tout çà ou, du moins, l’atténuer. Essayez de sauver cette année qui, autrement, sera perdue pour ceux qui aiment vraiment le Jardin.

Danielle, membre des Amis du Jardin

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