Deuxième brassée de lavage

Au lendemain des élections municipales tenues à la grandeur du Québec, il est évident que le vent du changement n’a pas soufflé avec la même intensité partout. Plusieurs électeurs se sont en effet réveillés surpris par le fait que certains maires et conseillers sortants s’étaient de nouveau faufilés jusqu’à leur hôtel de ville ou d’arrondissement. D’autres se sont rendu compte qu’ils étaient en grande partie responsables de ces réélections, faute d’avoir exercé leur droit de vote en plus grand nombre.

Pourtant, depuis de nombreux mois, la commission Charbonneau a étalé au grand jour les principales caractéristiques des environnements municipaux marqués par la corruption, la collusion et le favoritisme. Normalement, celles-ci auraient dû servir aux Québécois d’outils d’analyse pour voir si leur ville avait ou n’avait pas une physionomie similaire au portrait dressé par la commission et, par voie de conséquence, les aider à choisir avec prudence leurs représentants.

Or, si le ménage n’a pas été fait ou n’a pas été fini là où il le fallait, il s’avère primordial que des municipalités et arrondissements soient maintenus en garde à vue par leur population et les journalistes ainsi que par les autorités judiciaires et policières.

Plusieurs personnes sont toujours sous enquête. De nombreux dossiers sont encore sous la loupe de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). De nouvelles révélations surgissent de récents témoignages à la commission Charbonneau et de reportages dans les médias. Des acteurs véreux sont toujours actifs et se pensent à l’abri parce qu’ils n’ont pas encore été dénoncés, soupçonnés, arrêtés, accusés, jugés, condamnés ou emprisonnés.

Cette garde à vue doit être en quelque sorte une deuxième brassée de lavage pour enlever les taches restantes à la suite des dernières élections en raison, encore, du malheureux désintéressement d’une bonne partie de la population dans de nombreux scrutins électoraux.

Pierre Villeneuve, Salaberry-de-Valleyfield

Mission accomplie!

À la lecture d’un des billets portant sur l’aventure à portée environnementale de la rameuse Mylène Paquette –

«Mieux faire connaître la fragilité des océans et leur écosystème» –, je trouvais un peu farfelue l’idée de traverser, en solitaire, à la rame, l’océan Atlantique. Une question me venait aussitôt à l’esprit : Pourquoi choisir un tel défi et mettre volontairement sa vie en danger?

Mais, petit à petit, j’ai réalisé que Mylène Paquette était une personne passionnée, déterminée et, surtout, très courageuse. C’est à ce moment et avec un grand intérêt que j’ai commencé à suivre la progression de son expédition pour finalement être vite fascinée par son aventure et, surtout, captivée pendant plus de quatre mois.

Depuis son départ du port de Halifax, le 6 juillet, les nouvelles technologies m’ont permis de «participer» un peu à son voyage en mer.

Tout au long de sa traversée, je consultais régulièrement son site internet qui publiait des données en temps réel. De plus, un lien nous dirigeait vers son blogue dans lequel on trouvait des passages provenant de son journal de bord ainsi qu’une foule de sujets et de commentaires pertinents reliés au monde marin se trouvant à proximité des endroits où elle passait.

C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de son blogue que j’ai été informée de quelques-uns des moments marquants de son périple, comme le passage de violentes tempêtes, les chavirements de même que la visite-surprise du majestueux paquebot Queen Mary II. J’ai même su qu’un «animal de compagnie», soit un poisson-pilote, l’a accompagnée pendant près de deux semaines.

Mylène, âgée de 35 ans, est sans contredit une femme forte et exemplaire qui a accompli, seule sur son petit radeau, un des exploits les plus impressionnants au monde en bravant continuellement les intempéries et les forces imprévisibles de la nature!

Son accomplissement pourra désormais servir de modèle à tous ceux qui seront appelés à surmonter des épreuves ou encore qui auront des rêves grandioses à réaliser puisque son expérience a prouvé qu’avec énormément de persévérance et de patience, l’impossible peut un jour devenir possible.

Après cette longue traversée, Mylène est enfin arrivée à bon port, à Lorient, mardi.

Maintenant qu’elle est sacrée championne nord-américaine, j’ose espérer que son nom sera gravé en grosses lettres dorées dans le Livre des records Guinness.

En attendant, je lui souhaite un bon retour au bercail et je lui dis mille fois BRAVO!

Sophie Vinet, Montréal

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