Pourquoi pas au stade?

Alors que Michel Labrecque, selon ce qui a été écrit dans le Métro en date du 17 juin, mentionnait que le retour du baseball à Montréal passerait par le Stade olympique, notamment pour les printemps et les automnes neigeux, on affirmerait
maintenant le contraire?

Alors que le maire Coderre multiplie les manœuvres pour le retour des Expos à Montréal, la Régie des installations olympiques (RIO) affirme que le stade olympique ne pourrait pas devenir la maison temporaire du baseball majeur en attendant la construction d’un stade au centre-ville. «Pas d’Expos au stade olympique, selon la RIO», titrait en Une Métro le 29 juillet. Ailleurs dans l’article, je lis : «Si on fait abstraction du toit, la RIO croit que le Stade olympique pourrait convenir aux besoins du baseball majeur. D’autant plus que 100 M$ seront investis dans divers travaux au cours des cinq prochaines années.»

«La toiture fixe et souple semble être la voie à privilégier». Laisser un stade à ciel ouvert, ça voudrait dire une dégradation de l’infrastructure qui n’a pas été conçue pour ça. Sous-estimé, le stade est un amphithéâtre de 50 000 places modulables et polyvalent. Les retombées économiques apportées par les événements qui s’y déroulent sont aussi sous-estimées. On voudrait qu’elles soient destinées seulement au centre-ville. Maisonneuve mérite d’avoir sa part de ces retombées. Rosemont mérite d’avoir sa part de ces retombées. Le Plateau mérite d’avoir sa part de ces retombées. Montréal est pleinement olympique. Cela signifie «ouverture sur le monde».

Ce n’est pas ce que nous offrent ni le Bloc Québécois ni Pierre Karl Péladeau avec leur option d’un Québec souverain et indépendant . Montréal est une métropole canadienne et américaine. Tout comme Toronto, cette ville où se sont tenus les jeux panaméricains et qui vise aussi la tenue de jeux olympiques, dans un avenir plus lointain.

Rolland Lambert

J’ai peur

Je viens d’un pays, le Mexique, où le même parti politique a gouverné pendant plus de 70 années consécutives. Ce que je peux partager avec vous après cette expérience est que quand il n’y a pas d’alternance dans le pouvoir public, le parti au pouvoir devient de plus en plus riche et puissant. En contrepartie, l’opposition s’affaiblit et oublie comment gouverner.

Une spirale commence à se créer, les médias deviennent moins libres et l’information est beaucoup plus contrôlée. Les idées du parti au pouvoir sont de plus en plus extrêmes, les membres du parti sont plus en plus corrompus et leurs crimes restent sans punition plus facilement. La séparation des pouvoirs devient moins évidente et le pouvoir se concentre dans les mains d’un groupe très réduit des personnes.

Ainsi, l’opposition ne peut plus concurrencer contre le parti au pouvoir… qui lui, n’a plus besoin de faire des efforts pour séduire la population! L’administration publique devient moins performante et les électeurs n’ont plus de choix pour renverser les effets de la spirale parce que les autres partis politiques leur semblent inaptes à gouverner.

Quand je vois comment le gouvernement Harper attaque le Parlement et la Cour Suprême, j’ai peur. Quand je réalise que nous disons «le gouvernement Harper» au lieu de «gouvernement du Canada», j’ai peur de voir notre démocratie se transformer en tyrannie.

J’ai l’espoir que lors de prochaines élections, notre pouvoir de voter va nous permettre de renverser la vapeur. Ne pas alterner le pouvoir public et prolonger le mandat des conservateurs nous couterait très cher.

René González

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