Bonne initiative!

Par souci d’économie, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a demandé récemment à ses enquêteurs montréalais de se déplacer en transport en commun pour rencontrer les citoyens. Finies les dépenses astronomiques affectées au déplacement en auto!

Voilà le genre de décision que devrait prendre l’ensemble des fonctions publiques fédérale, provinciale et municipale, quand cela est possible, bien entendu (sur la Côte-Nord, n’y pensons pas). Cela serait non seulement bon pour les finances des divers gouvernements, mais ça le serait aussi pour l’environnement. Le transport en commun serait plus utilisé en dehors des heures de pointe et les rues seraient moins encombrées d’autos. En outre, le fonctionnaire qui ne pourra plus utiliser son auto pour rencontrer ses clients sera peut-être tenté de la laisser à la maison et à se rendre en autobus et en métro à son bureau.

Ayant travaillé à Revenu Québec, je sais que des centaines de fonctionnaires et de professionnels utilisent encore leur auto à Montréal pour rencontrer les citoyens. Qu’on suive l’exemple du MTES! D’aucuns croient que les fonctionnaires qui se déplacent en auto sont plus efficaces que les autres. Des statistiques prouvent le contraire, car certains fonctionnaires refusent depuis toujours de se déplacer
en auto.

À quelques mois de la Conférence de Paris sur le climat, il faut passer à la vitesse supérieure et changer nos façons de faire.

Sylvio LeBlanc

Cette fois-ci, nous voterons

Les conservateurs ont tellement affaibli les relations entre les Canadiens et les Premières Nations que les membres des Premières Nations voteront aux prochaines élections fédérales.

Les membres des Premières Nations ne votent pas aux élections fédérales ou provinciales, et pour cause. Ils n’ont aucun intérêt à voter pour des gouvernements qui ne les représentent pas. À l’arrivée des Européens, tous les habitants de l’île de la Tortue (l’Amérique du Nord) faisaient partie d’une Nation, appelée aujourd’hui «Première Nation». Chaque Première Nation était constituée d’un gouvernement. Il négociait des traités de toutes sortes avec d’autres Premières Nations voisines. Ils se faisaient la guerre, pratiquaient la démocratie, négociaient des traités de partage (libre échange), de droit de circuler, etc. Ils étaient indépendants et souverains les uns par rapport aux autres. Les Européens ont dû négocier d’égal à égal avec ces Premières Nations afin de pouvoir s’installer sur le territoire occupé par les membres de ces Nations. La Proclamation Royale de 1763 reconnaît ce fait. Et ça n’a pas changé. Même la Constitution canadienne de 1982 souligne le droit des Premières Nations à s’autogouverner.

Alors, pourquoi irions-nous voter, cette fois-ci? Les conservateurs ont tellement affaibli nos droits constitutionnels qu’il est devenu primordial pour la réconciliation entre Canadiens et membres des Premières Nations de les sortir du pouvoir afin que le Canada redevienne une Nation avec qui nous pouvons espérer partager nos richesses et, surtout, notre savoir-faire. Que tous, Canadiens et Premières Nations, recouvrent leur dignité et un mode de vie harmonieux et sain. Considérant la détérioration des relations entre les Premières Nations et le gouvernement dont sont responsables les conservateurs, l’Assemblée des Premières Nations exhorte ses membres à aller voter aux prochaines élections.

Luc Tailleur, Oka

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