«La charité en gang»…pour qui?

Cette lettre réagit à la chronique de Miriam Fahmy, publiée lundi.

Il y a certainement des éléments de vérité (en théorie) dans la chronique de Miriam Fahmy sur le modèle étatique québécois, mais aller jusqu’à se féliciter de payer de l’impôt, c’est un peu fort quand on sait à quel point les fonds publics sont mal gérés.

Le fameux modèle socialiste québécois est un modèle plein de trous, ouvert au gaspillage et à la corruption. Un modèle qui est à revoir, réformer, réparer, pitcher aux vidanges s’il le faut. Certains deniers publics québécois servent au bien public, certes, mais quand on constate qu’un ex-premier ministre facture des honoraires de consultation bidon à toute la province, et ce, impunément depuis des années, que le conseil d’administration de Bombardier jouit d’une protection gouvernementale inouïe alors que les coupes dans les services à la population s’accumulent et que les frais ne cessent de monter, il faudrait avoir consommé de puissants hallucinogènes pour arriver à un état d’hébétude qui nous rendrait heureux de faire quelque chèque que ce soit à Revenu Québec.

L’état lamentable des routes, les travaux de construction bâclés, des hôpitaux dignes du Tiers-Monde, des écoles publiques sous-financées, Noël pas Noël, une société doit toujours rester en état d’alerte face aux dépenses publiques. Une société se doit de demander des comptes, de contester, d’argumenter contre ses dirigeants, comme des actionnaires font avec un conseil d’administration dans une compagnie. Les intentions derrière la chronique de Mme Fahmy étaient nobles, mais je ne pense pas que les contribuables québécois devraient avoir le cœur à la fête.

Laurent Hétu

L’hellénisation du Canada

Le palier de gouvernement provincial nous avait habitués à un gaspillage éhonté des fonds publics. Malgré ses services de santé peu accessibles, ses écoles au haut taux de décrochage, le Québec trône au sommet des provinces canadiennes endettées. Après quelques promesses, le gouvernement Couillard n’est parvenu à combler le déficit que pour s’engouffrer dans une nouvelle spirale de dépenses inutiles. Ne prenons comme exemple que l’argent confié à Bombardier, la vente à perte de l’énergie éolienne et la délégation pharaonesque envoyée à la COP21 de Paris.

Mais ce qu’il y a de plus inquiétant pour les Québécois, c’est que le rempart canadien les protégeant de la débâcle vient de s’effondrer. La promesse irresponsable d’entraîner le Canada dans un déficit en période de croissance – alors que ce serait le temps de l’éponger! – est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’économie canadienne. Le Canada pourrait se retrouver à l’orée de la prochaine inévitable récession endetté au point de devoir faire des choix douloureux, spécialement si cette dernière s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt.

Les premiers pas de Justin Tudeau ont aussi de quoi inquiéter. Se prenant pour Zeus, dieu grec maître des cieux, ce dernier a déjà dépensé 3 G$ hors des frontières du Canada! Le ministre des Finances libéral, Bill Morneau, a de son côté admis que la promesse de baisse d’impôt pour la classe moyenne se fera à crédit, entraînant un manque à gagner de 1,2 G$.

La Canada est encore loin de la Grèce au niveau économique, mais il a pris résolument le chemin pour s’y rendre. Puisse Hélios, dieu grec du soleil, faire voir la lumière au gouvernement Trudeau!

Daniel Castonguay, Contrecœur

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