Dieu Nalio Chery/The Associated Press Michel Martelly parle au premier ministre Evans Paul après son disours d'adieu.

Au sujet des élections haïtiennes

Après la fin du mandat de l’ex-président haïtien Michel Martelly, Haïti vient de plonger une fois de plus dans une crise politique profonde. Si un président provisoire a été nommé à la suite d’un accord sans casse-tête, la gouvernance est maintenant un véritable puzzle.

Alors, dans la conjoncture politique actuelle, je plaide pour une transition plus longue afin de faire élire un président le 7 février 2017. Dans ce cas, tous les présidents qui se succéderont passeront 60 mois au pouvoir en vertu du respect de la constitution.

Je plaide aussi et surtout pour la réalisation des élections électroniques pour la première fois en Haïti, vu les circonstances actuelles, comme ça se passe ailleurs dans le monde. La numérisation du processus électoral permettrait de réduire considérablement ou même d’éliminer les fraudes. Si
les Haïtiens utilisent des téléphones intelligents pour communiquer entre eux, ils peuvent aussi exercer leur droit de vote comme les autres citoyens du monde. Réaliser des élections avec plusieurs candidats pour un seul poste en utilisant cette vieille méthode analogique constitue des chèques en blanc pour les fraudeurs. La numérisation, c’est la simplicité, c’est aussi la diminution de la consommation d’énergie, et c’est le seul moyen pour que les résultats reflètent la réalité des urnes.

Ossiny Bernard

Les soins masculins caucasiques

Cette lettre fait référence à la chronique de Judith Lussier intitulée «Est-ce qu’on care assez?», publiée jeudi dernier.

Contrairement à ce que Judith Lussier semble affirmer dans sa chronique, il n’y a pas que les femmes de couleur qui font les tâches déplaisantes, en tant que préposées aux bénéficiaires.

Depuis des années, j’ai non seulement vu autant de femmes blanches faire exactement le même type de tâches que vous jugez «ingrates», mais j’ai aussi été témoin du magnifique travail des infirmiers et des préposés masculins, autant de race blanche, qui s’occupent de mon frère handicapé, dernièrement de mon père et qui ont aussi pris soin de ma mère maintenant décédée. Étant moi-même considéré comme «un homme caucasique», je me suis aussi occupé, entre autres, de couper les ongles, les cheveux, d’aider pour la nutrition et il m’est aussi arrivé d’avoir à assister pour les toilettes. Je connais beaucoup d’autres hommes, de n’importe quelle origine, qui en font tout autant et beaucoup plus encore.

Il faut arrêter de catégoriser les individus et de pratiquer la ségrégation sexuelle et raciale. Nous avons un peu de tout en chacun de nous… un peu de féminin, de masculin et aussi du mélange des races. Il n’y a rien de tout blanc ou de tout noir, tout n’est pas aussi simple et simpliste. La société est complexe et ne peut être interprétée de façon aussi réductrice. Je suis fatigué de lire ces commentaires racistes, sexistes et plutôt empreints de préjugés, basés sur les dires d’une seule personne, qui dans son attitude, a de toute évidence choisi la voie de la victimisation. Je trouve que ce type de message ne fait que favoriser la division, face à ce qui nous différencie tous comme êtres humains.

Jacques Dupuis

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