Trivago Publicité Trivago

C’est une évidence et pourtant, nous n’en parlons presque pas : les publicités à la télévision irritent les téléspectateurs, il n’y a pas d’autres façons de le dire.

Nous sommes conscients qu’elles sont un mal nécessaire, finançant à la fois les productions et les artisans de notre télévision. Sans pubs, pas de télé – sauf la chaîne parlementaire.

Mais la nécessité de la chose ne l’empêche pas de s’adapter à son époque et, surtout, de cesser d’être une épine dérangeante pour le public. Je crois qu’il y a une façon d’intégrer les compagnies dans nos productions sans forcément imposer d’interminables blocs publicitaires de trois minutes durant les émissions.

De mon côté, je n’écoute plus la télévision en direct à l’exception des évènements sportifs. Je contourne ainsi l’irritant au maximum, utilisant au besoin les options d’avance rapides sur mon enregistreur numérique.

En 2015, ne pas regarder la télévision en direct est devenu la norme. C’est aussi favorable pour beaucoup de gens qui réduisent ainsi leur temps devant un écran sans pour autant diminuer leur plaisir de regarder la télévision. Les mêmes émissions, sans les pubs, au moment qui nous convient – c’est une révolution très favorable pour le téléspectateur, moins pour les publicitaires.

En réaction, par contre, ces mêmes publicitaires ne changent pas leur approche, ils ajoutent plutôt des façons d’intégrer de la pub sans repenser les vieilles. Le hic, c’est qu’il est révolu le temps où le zapping était difficile. Il n’y a plus de contraintes physiques, genre se lever de son siège, et encore moins de contraintes technologiques. Les gens qui veulent éviter les pubs peuvent le faire s’ils sont prêts à modifier leurs habitudes de consommation. Ce qu’ils font, d’ailleurs, sans trop se faire prier.

Le problème avec la pub, c’est qu’elle ne présente pas d’aspect positif à part l’argent qu’elle insuffle dans le système. On ne retient que les mauvaises publicités et les bonnes brillent par l’absence de souvenirs qu’elles laissent. Si une publicité n’est pas reprise, parodiée ou moquée, elle ne fait pas parler d’elle, et c’est signe qu’elle était bien fichue.

La question inévitable : pourquoi faire encore des pubs traditionnelles de 30 secondes à la télé?

Personne ne souhaite les voir, la plupart des gens font un effort pour les contourner et à part pour en rire, on préfèrerait ne pas en parler.

Ça ressemble pas mal à réalité désuète, voire inutile.

À quoi ressemblerait notre télévision sans publicité si on trouvait une façon d’inclure les marques autrement? Pensez-y, plus de contenus, donc plus de possibilités d’altérer le contenant. C’est contre-productif que de réduire le temps d’antenne des productions pour ajouter plus de produits en réclame. Les gens veulent voir des émissions et, comme en témoigne l’inclusion organique de produits, ils sont prêts à tolérer les marques si elles ne sont pas enfoncées de force à grands coups de 30 secondes toutes les dix minutes.

Alors, compagnies et publicitaires, qu’attendez-vous pour vous adapter à la réalité du 21e siècle? Au lieu de chercher plus d’endroits où nous faire subir les réclames traditionnelles, pourquoi pas changer la méthode?

Jamais je ne peux croire qu’aux heures par semaine que vous passez en réunion, vous n’êtes pas en mesure de faire mieux que la répétition du mot Trivago à toutes les sauces par un acteur devant un écran vert.

Surprenez-nous et cessez de prendre la télé en otage.

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