Naughty Dog, le studio derrière la populaire série Uncharted, lancera le 14 juin The Last of Us, l’une des dernières exclusivités majeures de la console PlayStation 3. Cette aventure post-apocalyptique devrait carrément ravir les joueurs qui s’intéressent aux histoires avant tout.

The Last of Us se déroule 20 ans après une infection fongique planétaire, qui transforme les infectés en véritables monstres, de proches parents des zombies, sans leur fixation pour les cerveaux.

On y contrôle Joel, un grand gaillard que l’on rencontre pour la première fois avant la catastrophe, alors qu’il n’est qu’un simple père de famille. Le Joel de 2033 a quelques cheveux blancs de plus, il a troqué son boulot dans la construction pour faire de la contrebande et il est devenu tout un bagarreur.

L’histoire de The Last of Us débute réellement après une ou deux heures de jeu, alors que Joel se voit confier la responsabilité de reconduire une adolescente, Ellie, à l’autre bout des États-Unis.

Même si elle s’y apparente, The Last of Us n’est pas vraiment une histoire de zombies, mais plutôt une histoire de deux protagonistes qui apprennent à se connaître, à se fier l’un à l’autre, à s’ouvrir et, surtout, à survivre.

Entre les différentes scènes vidéos (excellentes, en passant), Joel et Ellie doivent généralement se rendre d’un point A à un point B, amasser des objets (qui serviront notamment à améliorer leurs armes, à en créer de nouvelles, à améliorer les caractéristiques de Joel ou à le guérir) et se battre.

Le tout semble très linéaire, et ce l’est. Le joueur n’a en fait que très peu de choix, mis à part celui d’affronter les ennemis directement, ou d’y aller en mode «stealth», sans se faire voir. Considérant que Joel n’est pas le meilleur tireur qu’il y ait, que ses armes se brisent constamment et que les balles sont excessivement rares, c’est généralement cette seconde option qui est la meilleure.

Cette linéarité permet toutefois à Naughty Dog de raconter l’histoire à son rythme et à sa manière. Celle-ci permet aussi que les conversations et les interactions entre les personnages dans leurs déplacements sont toutes calculées et réalistes, sans phrases creuses répétées à tout bout de champ comme c’est parfois le cas dans les jeux.

L’écriture est sans aucun doute la plus grande force de The Last of Us, tout particulièrement le rôle d’Ellie, qui est à peu près la seule à nous rappeler qu’il y a des choses qui valent la peine d’être sauvées et d’être vécues dans cet univers froid et sombre.

La mécanique du jeu est aussi assez réussie, mais elle n’aurait pas pu faire un succès de The Last of Us à elle-seule. Au moins, elle diffère quand même de bien d’autres jeux du genre. Foncer la tête baissée dans une horde de zombies n’est par exemple jamais une bonne option, et la différence entre les intelligences artificielles des zombies et des humains que l’on affronte confère une certaine variété au jeu.

The Last of Us est un film d’une quinzaine d’heures, où le joueur n’influence pas son déroulement, mais où il permet aux personnages d’avancer. Il s’agit d’un jeu sombre et stressant, violent, souvent enrageant, mais quand même gratifiant, où l’on croit aux personnages et à leurs interactions.

Lorsque l’on joue à The Last of Us, on ne veut pas finir le jeu, mais plutôt continuer l’histoire. Cela montre à quel point le titre de Naughty Dog est une réussite.

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