Le cas de Katryne est un bel exemple pour ceux et celles qui songent à retourner aux études.


Mettre leur savoir au profit de la communauté, c’est le pari qu’ont fait les étudiants qui participentau projet La science prend le métro  Tous les mois, Métro présente un nouveau participant. Aujourd’hui, nous rencontrons Victor, étudiant au doctorat en physique à l’Université McGill.

Les changements climatiques pourraient avoir un impact sur la composition du sol au Nunavik, dans le Nord-du-Québec. Les scientifiques devront donc analyser les sols de cette région appelée à connaître un important développement économi­que. C’est le défi que relève Katryne dans le cadre de sa maîtrise en géomorphologie.

Depuis le milieu des années 1990, la hausse des températures a influé  sur l’épaisseur de la couche supérieure du pergélisol (sol gelé en permanence depuis au moins deux années consécutives). «Dans le village de Tasiujaq, un échantillon de sol nous a indiqué qu’il y avait une couche d’argile qui pourrait potentiellement se retrouver sous les infrastructures du village, raconte l’étudiante de 28 ans. Cette découverte pourrait être très importante dans la mesure où la hausse des températures pourrait conduire à la fonte de cette argile et provoquer des glissements de terrain.»

L’été prochain, l’équipe de recherche avec laquelle collabore Katryne fera d’autres forages afin d’évaluer l’étendue de cette couche argileuse. Comme la hausse des températures se fait sur plusieurs années, les communautés du Québec nordique ont le temps de s’adapter aux changements climatiques, rassure l’étudiante.

Retour sur les bancs de l’école
Le parcours universitaire de Katryne est un bel exemple pour ceux et celles qui songent à retourner aux études. La jeune femme de 28 ans a quitté les bancs de l’école en quatrième année du secondaire. Elle a occupé des emplois mal rémunérés et a eu une fille. La venue de cet enfant l’a incitée à recommencer ses études afin de lui offrir un meilleur avenir.

Un tel retour n’est toutefois pas facile lorsque l’on doit se mesurer à des étudiants qui ont fait leurs études sans interruption. «C’était très difficile, admet-elle. Il y avait certaines notions de base que je n’avais pas étudiées au cégep ou au secondaire. J’ai pu compter sur l’aide d’un ami qui m’a appris à bien présenter mes travaux scolaires.»

Pour lire les autres articles de cette chronique, visitez le www.lascienceprendlemetro.qc.ca.

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