Chirstine chevarie Marie-Josée Parent

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Riche de son expérience professionnelle dans les galeries d’art new-yorkaises, Marie-Josée Parent a choisi, avec enthousiasme, de revenir s’établir à Montréal.

Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art, la jeune femme de 29 ans bouillonnante d’idées est directrice générale du centre d’arts visuels Les Territoires depuis maintenant deux ans. À sa manière, elle veut contribuer à faire fleurir son milieu.

Quelle importance revêt la galerie Les Territoires dans le paysage montréalais?
Notre mission est de soutenir le développement des jeunes artistes. À leur sortie de l’université, ils se retrouvent souvent seuls dans leur atelier et n’ont plus de rétroaction quotidienne. La galerie est un lieu, mais aussi une communauté, vers lesquels ils peuvent se tourner. Nous les aidons à aller chercher les outils nécessaires pour qu’ils déploient leurs ailes.

Quels types de projets mettez-vous de l’avant?
Notre programme MAPPE, basé sur le mentorat, offre aux jeunes artistes une première exposition solo, qui est essentielle pour lancer une carrière. Nous avons également un programme d’échanges internationaux qui a pris son envol récemment avec l’exposition Brooklyn-Montréal. Ce programme nous permet de réfléchir à nos façons de faire et de nous inspirer d’autres pratiques.

C’est également une plate-forme pour les jeunes artistes vers la scène internationale puisque le programme leur permet d’exposer à l’étranger et de nouer des liens avec d’autres centres.

Vous travaillez notamment à mettre en relation le monde des arts et celui des affaires. Pourquoi ce mariage est-il important à vos yeux?
Parce que je crois à l’idée de réseau. Je crois aussi qu’en s’ouvrant à d’autres points de vue et à d’autres milieux, on devient meilleurs dans ce qu’on fait et on donne davantage de sens à nos actions. De plus, si nous voulons faire connaître le milieu des arts montréalais et la richesse de notre ville, nous devons travailler en collaboration.

Vous participez au programme Action Canada, un fellowship pancanadien qui vise à renforcer le leadership dans tous les domaines d’activité. Comment cette expérience vous aide-t-elle à faire la différence dans votre milieu?
Par le biais de conférences de formation, j’ai découvert des pratiques de leadership utilisées dans différentes sphères d’activité et communautés canadiennes. J’ai appris beaucoup de choses que je tente maintenant d’appliquer.

Par exemple, à Haida Gwaii, un archipel du nord de la Colombie-Britannique, les Haïdas prennent toutes leurs décisions de façon consensuelle. Je tente de mettre ça en pratique avec les membres du CA de la galerie. C’est un défi qui demande une bonne écoute et des compromis de la part de chacun. Mais je tiens à ce que ça fonctionne.

Quelques questions en rafale

Un secret bien gardé de Montréal?
Les Ateliers portes ouvertes. Ils permettent d’aller visiter des artistes dans leur galerie et de se familiariser avec leur pratique.

Quel artiste montréalais écoutez-vous présentement sur votre iPod?
Nomadic Massive, un groupe de hip-hop qui a une énergie débordante.

Personnalité vivante ou décédée avec qui vous aimeriez prendre un verre et pourquoi?
Edgar Degas. J’ai fait mon mémoire de maîtrise sur une des œuvres de cet artiste impressionniste. Je me suis tellement posé de questions que j’aimerais beaucoup pouvoir m’asseoir avec lui pour avoir une vraie discussion.

Les Territoires
Édifice Belgo – 372, rue Sainte-Catherine Ouest, no 527
Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 17 h

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