Métro

Lorsqu’ils doivent quitter le nid familial pour poursuivre leurs études postsecondaires, certains étudiants optent pour la vie en résidence. D’autres choisissent plutôt de s’établir en appartement. Alors que la saison de renouvellement des baux bat son plein, Métro s’est penché sur la question.

Il y a quelques mois, Alexandra Huard est venue s’installer à Montréal dans le but d’étudier au Collège Ahuntsic. Ne connaissant pas bien la ville, la jeune fille, qui a grandi dans les Cantons-de-l’Est, a décidé d’habiter la résidence de son cégep. «C’est très sécuritaire et bien situé. Le côté pratique est lui aussi intéressant, puisqu’on a accès à un gym et à une salle de cinéma maison», se réjouit l’étudiante en techniques d’intervention en délinquance.

Selon Lyne Mckay, directrice du service des résidences de l’Université de Montréal, outre l’emplacement, l’accès aux installations et l’aspect sécuritaire, ce type de logement offre de nombreux avantages par rapport aux appartements. En effet, en plus d’être meublées, les résidences peuvent être louées pour une période de huit mois, et ce, à un prix avantageux. «Il s’agit d’une solution idéale pour ceux qui désirent se familiariser avec le campus et rencontrer de nouvelles personnes», affirme-t-elle.

C’est justement dans le but de rencontrer des gens que Mélanie Roy a choisi de vivre en résidence lors de son inscription au baccalauréat en communication à l’Université de Sherbrooke, il y a quelques années. «Je voulais prendre un appartement, mais je ne connaissais personne avec qui le partager. À la résidence, je me suis fait de nouveaux amis, qui sont par la suite devenus mes colocataires», indique la jeune femme, qui vit aujourd’hui dans un coquet4 ½ à deux pas du centre-ville de Sherbrooke.

Même si elle n’y est restée que quelques mois, Mélanie dit qu’elle a bien aimé son expérience en résidence. «L’avantage d’avoir une chambre minuscule, c’est qu’il y a très peu de ménage à faire! Ça permet de se concentrer sur ses études», souligne-t-elle.

En revanche, les zones communes, elles, ne sont pas toujours propres. «Je partageais une cuisine avec une cinquantaine d’autres occupants. Or, ce n’est pas tout le monde qui prenait la peine de se ramasser», se souvient Mélanie. Parmi les autres irritants, la jeune diplômée mentionne le manque d’intimité.

Jessica Gagné Sansfaçon n’a jamais considéré la vie en résidence précisément pour cette raison. «Je viens d’une famille de huit enfants. Lorsque je suis partie de chez mes parents, j’avais besoin d’un espace à moi», explique-t-elle. L’étudiante, qui s’apprête à entamer un doctorat, ajoute que le fait d’habiter en appartement procure plus de liberté. «On peut recevoir des invités, avoir des animaux, décorer à son goût. Rien de tout ça n’est permis dans les résidences étudiantes», précise-t-elle.

Alexandra Huard reconnaît que le manque de liberté lui pèse parfois. Malgré tout, la cégépienne a l’intention de rester en résidence jusqu’à la fin de ses études collégiales. «À Montréal, les murs des appartements sont en papier! Ici, au moins, c’est mieux insonorisé. À chacun ses priorités», conclut-elle.

Les coûts d’un appartement

À Montréal, le prix moyen d’un logement de deux chambres est de 737 $. Il faut y additionner les frais de base, comme l’électricité et le chauffage (de 30 à 50 $ par mois) ou encore le gaz (20 $ par mois). Des frais de téléphone (25 $) et d’internet (60 $) peuvent aussi s’ajouter. Si l’appartement n’est pas meublé, il faut prévoir de 1 000 $ à 1 500 $ supplémentaires pour s’en procurer. En résidence, les prix peuvent varier de 350 $ à 600 $ pour un studio, tous frais inclus.

Sources : SCHL, HEc, udeM, uqam, Ahuntsic

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