Designer français reconverti et Montréalais d’adoption, le créateur de mobilier Loïc Bard a ouvert son atelier en 2012, tout de suite après avoir reçu son diplôme de l’École d’ébénisterie d’art 
de Montréal. En peu de temps, ses œuvres aux touches minimalistes et pratico-pratiques, qui, d’ailleurs, trouveraient très bien leur place sur la table à dessin d’un artisan japonais, ont rayonné un peu partout.

L’artiste, qui est en train de préparer sa prochaine exposition à New York, s’est entretenu avec Métro.

Pourquoi avoir choisi une approche minimaliste pour vos créations?
Ce que j’aime beaucoup, c’est travailler avec les formes et les proportions, le plein, le vide. Par exemple, le banc Bone, que j’ai créé pour le concours Mobilia, est très minimaliste, mais il y a un petit détail, un peu plus compliqué que le reste, qui fait vraiment ressortir l’objet.

Vous préférez le bois à tout autre matériau et vos créations sont très organiques. D’où vient votre inspiration?
J’ai un parcours un peu particulier! Le design, c’est une reconversion pour moi, et même dans mon ancien travail, j’ai gardé un lien avec les arts et le travail manuel. Quand j’étais petit, dans mon village, il y avait un atelier d’ébénisterie et j’y allais très, très souvent. C’était une activité qui me plaisait et ça me manquait beaucoup. Alors, un moment donné, je me suis dit que j’allais retourner à l’école pour savoir ce que ça donnerait.

Avec quel bois préférez-vous travailler?
Je travaille beaucoup avec l’érable. Et c’est drôle parce que je l’ai très peu travaillé à l’école, et je l’ai découvert quand je me suis lancé en entreprise et que je n’avais pas beaucoup d’argent. En fait, c’est le bois le moins cher au Québec, et c’est 
l’un des meilleurs pour la fabrication de mobilier.

Vous avez déjà décrit votre esthétique comme «sensuelle». Que vouliez-vous dire?
J’ai développé Bone, ma dernière collection, en pensant au toucher, aux articulations. Je voulais qu’on découvre l’objet à l’aveugle, en le touchant, comme on découvre un corps. Et c’est pour ça qu’il n’y a aucun angle.

Le catalogue de votre dernière collection a été photographié au Stade olympique. Quelle place occupe Montréal dans 
vos œuvres?
J’aime beaucoup Montréal et j’y suis bien, même si je vends beaucoup plus aux États-Unis. La ville m’inspire beaucoup. Je vois mes amis aux origines très diverses et je trouve ça très beau. Il y a aussi beaucoup d’artistes qui y vivent, alors ça me motive!

Deux expositions

  • Montréal. La gastronomie est à l’honneur au Musée des beaux-arts de Montréal, et Loïc Bard est de la partie. Plusieurs cuillères en bois de sa création sont présentées en ce moment même au Lab Design dans le cadre de l’exposition Bon appétit! Arts de la table au Québec aujourd’hui.
  • New York. Dès le 1er mai, cinq créations de l’artiste seront exposées à New York dans le cadre de la Semaine de design.

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