Getty Images Mike Reilly, ici avec le chandail du Wild du Minnesota

BROSSARD, Qc — Alors qu’approchait l’échéance de 15 h, lundi, pour compléter des échanges dans la Ligue nationale de hockey, Mike Reilly avait eu vent de rumeurs à son sujet. Lorsqu’elles se sont concrétisées, il dit avoir accueilli avec joie la nouvelle de son transfert au Canadien de Montréal.

Reilly, à qui on a donné le numéro 28 — celui que portait Jakub Jerabek il y a une semaine à peine —, a fait connaissance avec la meute journalistique de Montréal à l’issue de sa première séance d’entraînement mardi à Brossard.

«J’ai beaucoup entendu parler de Montréal. C’est une ville merveilleuse et le Canadien représente une concession historique. Montréal est une ville qui veut une équipe gagnante sur la patinoire, c’est sûr, et ça vient avec de la pression. Mais je suis excité d’être ici. Le Minnesota est un foyer du hockey, mais ici, on parle d’un niveau différent. Je suis emballé par l’opportunité qui s’offre à moi. J’ai passé de bons moments au Minnesota et je suis prêt à amorcer le prochain chapitre», a annoncé le défenseur américain de 24 ans.

Avant de dialoguer avec les médias pour la première fois, Reilly avait eu la chance de renouer avec deux joueurs qu’il a côtoyés au fil des ans, dont un de très près.

L’un d’eux est Alex Galchenyuk, avec lequel il a remporté la médaille d’or lors du Championnat mondial de hockey junior de 2013.

«Il est un joueur de talent. C’est lui qui menait notre avantage numérique au Championnat junior et il a été l’un des meilleurs défenseurs pendant le tournoi», a raconté Galchenyuk.

L’autre est le gardien Charlie Lindgren, qui a grandi à une vingtaine de minutes de la résidence des Reilly au Minnesota.

«Nous avons joué ensemble avec les Icemen du Minnesota au niveau AAA, a précisé Lindgren. Nous nous connaissons depuis longtemps. Je pense que nous avions dix ans quand nous avons commencé à jouer ensemble. Nous avons évolué au niveau AAA jusqu’à l’âge de 13 ou 14 ans et nous avons beaucoup voyagé ensemble.»

Lindgren s’est dit enchanté par l’acquisition de Reilly, un choix de quatrième ronde des Blue Jackets de Columbus en 2011. Reilly n’a jamais signé avec les Blue Jackets, préférant jouer avec les Golden Gophers de l’Université du Minnesota.

Le 1er juillet 2015, alors que les Blue Jackets avaient perdu leurs droits exclusifs sur le défenseur, Reilly a accepté un pacte de deux saisons avec le Wild à titre de joueur autonome.

«Il est un joueur doté de beaucoup de talent. Je me souviens quand il était le quart-arrière de l’avantage numérique au niveau universitaire. Il peut faire des choses bien spéciales avec la rondelle. Il n’y a pas de doute qu’il s’agit d’une bonne addition.»

Acquis du Wild du Minnesota en retour d’un choix de cinquième ronde, Reilly s’est entraîné avec Jordie Benn. Il n’est pas impossible qu’il dispute un premier match avec le Canadien dès mercredi alors que les Islanders de New York seront les visiteurs au Centre Bell.

Reilly semble prêt à sauter sur la glace, lui dont les deux buts cette saison ont été inscrits lors des cinq dernières rencontres auxquelles il a participé.

L’une de ses huit mentions d’aide depuis le début de l’année a été acquise contre le Canadien, dans un gain de 6-3 du Wild, au Minnesota le 2 novembre.

Scherbak retrouve un ami

La journée de dimanche a pris une tournure inattendue pour Nikita Scherbak. Pendant qu’il espérait renouer avec le Canadien après avoir été cédé au Rocket de Laval quelques jours plus tôt, Scherbak a appris que le défenseur Rinat Valiev allait se joindre au Tricolore dans la transaction qui a envoyé Tomas Plekanec aux Maple Leafs de Toronto.

Les deux jeunes hommes ont joué l’un contre l’autre entre 2013 et 2015 dans la Ligue de hockey junior de l’Ouest. Surtout, ils sont de bons amis. Scherbak et Valiev avaient passé ensemble la journée du 27 juin 2014, à Philadelphie, qui était le théâtre de la séance de sélection de la LNH.

Pendant que Scherbak se demandait s’il serait réclamé en première ronde, Valiev tentait de le calmer et de le rassurer. Scherbak a finalement été sélectionné par le Canadien au 26e rang tandis que Valiev a été repêché le lendemain, au troisième tour, par les Maple Leafs.

«Quand j’ai appris la nouvelle, je l’ai appelé immédiatement, et il ne pouvait pas y croire. Il était très heureux et emballé à l’idée de se joindre à l’organisation. Il a joué avec Toronto et maintenant, il va se retrouver avec une autre organisation historique. Je suis heureux pour lui, c’est sûr.»

Pour l’instant, Valiev tentera de poursuivre son développement dans l’uniforme du Rocket. Le défenseur de 22 ans n’a joué que dix matchs dans la LNH, tous en 2015-2016, et cherche encore son premier point.

Cependant, Scherbak le croit capable de venir le rejoindre chez le Canadien.

«Il est un bon joueur. Il peut déplacer la rondelle et il a un bon coup de patin. Il le peut, j’en suis sûr.»

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