Jesse Marsch

MONTRÉAL – On savait que l’entraîneur-chef de l’Impact de MOntréal Jesse Marsch avait un bouillant caractère avant même qu’il ne soit expulsé du match nul de 1-1 contre le Dynamo de Houston, il y a deux semaines, qui a scellé le sort deu onze montréalais.

Marsch a explosé après une faute qui aurait, selon lui, dû être appelée à l’endroit de Sanna Nyassi tard dans cette rencontre. La colère de Marsch a été sanctionnée par la MLS, qui a imposé une amende à l’équipe pour conduite antiprofessionnelle d’un membre du personnel d’entraîneurs, et par l’officiel, qui a expulsé l’entraîneur.

Cette expulsion entraîne une suspension automatique d’une rencontre, que Marsch purgera ce samedi, quand l’Impact rendra visite au Toronto FC. Son adjoint Mike Sorber le remplacera.

«Le personnel (d’entraîneurs) a fait un superbe travail tout au long de la saison et c’est d’autant mieux, puisque maintenant je me suis fait expulsé, a-t-il dit jeudi. Mais j’ai une totale confiance en notre équipe et de la façon qu’elle répondra aux directives de notre personnel.

«Ça ne prend pas grand chose pour faire comprendre à nos gars qu’il s’agit d’un match et que nous devons bien faire et rendre nos partisans fiers.»

L’entraîneur de 38 ans avait la réputation d’avoir la mèche courte au cours de sa carrière de 14 saisons en MLS avec D.C. United, le Fire de Chicago et Chivas USA, de 1996 à 2009.

Non seulement il a marqué 31 buts en 321 matchs, il a aussi commis 477 fautes, un record du circuit Garber. On lui a présenté un carton jaune 61 fois et il a écopé de deux rouges.

À sa première saison à la tête de l’Impact, Marsch a été l’un des entraîneurs les plus démonstratifs sur les lignes de côté. Au cours d’un match, après que l’équipe adverse ait obtenu un penalty, Marsch a retiré son veston avant de le lancer violemment au sol.

Comme il avait déjà été mis à l’amende une fois pour avoir critiqué le travail d’un arbitre auprès des journalistes, il avait été prudent dans ces commentaires à la suite de cette rencontre.

«Je n’aurais pas dû faire ce que j’ai fait, quand j’ai couru sur le terrain. Mes émotions ont pris le dessus. Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Je regrette mon geste, mais en même temps, nous étions dans ce match et j’étais sur le terrain avec les joueurs.

«Vous ne voulez pas être le gars qui se fait réprimander, mettre à l’amende et envers qui des mesures disciplinaires sont prises tout le temps, mais en même temps, c’est d’important d’être vous-même et de vous exprimer. Comme ça, l’équipe sait que vous êtes impliqué.»

Âgé de 41 ans, Sorber était un joueur régulier de la formation américaine dans les années 1990, étant sélectionné 67 fois. Il avait d’ailleurs joué un rôle prédominant au sein de l’équipe de 1994, qui avait disputé la Coupe du monde chez elle. Il a dirigé quelques matchs de l’équipe de réserve de l’Impact, mais jamais la première équipe.

«Tout le monde sait depuis le premier jour que Jesse est le patron, a dit Sorber. Mais de la façon dont ce club est bâti, le message est clair et constant. Le plan de match est établi à l’entraînement, alors tout le monde a une bonne idée. Quand on saute sur le terrain, tout le monde est sur la même longueur d’ondes.»

Ce nul à Houston à éliminé l’Impact (12-15-5) de la course aux séries dans l’Est, mais l’équipe espère toujours terminer au premier rang parmi les trois équipes canadiennes afin d’être la favorite du championnat national, qui donne accès à la Ligue des Champions de la CONCACAF. Être établi favori voudrait aussi dire affronter le FC Edmonton, qui évolue en NASL, au premier tour.

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