Montréal

Deux nouvelles journées de grève pour les CPE cette semaine

CPE Grève

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) entame aujourd’hui et vendredi deux nouvelles journées de grève pour ses CPE affiliés. Des lignes de piquetage sont érigées partout au Québec, y compris à Montréal, devant les CPE représentés par la FIPEQ-CSQ

Ce sont près de 3000 éducatrices de CPE qui ne travailleront pas pour ces deux nouvelles journées de grève. Une ligne de piquetage a notamment été érigée devant un CPE de Pointe-aux-Trembles.

Selon un sondage réalisé auprès de 1099 intervenantes du réseau et diffusé aujourd’hui par la FIPEQ-CSQ, près de 80% du personnel de CPE se dit «épuisé». La plupart (69%) des salarié.e.s interrogées ont même songé à quitter leur emploi en raison de cet épuisement au cours des trois dernières années. 

Ce n’est certainement pas avec une prime pour le travail de 40 heures et plus que l’on va régler ce problème! C’est pourtant ce que le gouvernement s’entête à offrir aux intervenantes en CPE dans sa dernière offre à la table de négociation.

Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ dans un communiqué

Plusieurs causes sont identifiées par ce sondage pour la surcharge de travail dont sont victimes les éducatrices. On relève notamment la multitude de tâches et le manque de temps pour les effectuer (78%), les enfants ayant des besoins particuliers (65%) et la pénurie de main-d’œuvre qui empêche la prise de journées de récupération (60%).

Nouvelle journée de négociations le 4 novembre

Québec cherche à recruter près de 17 800 éducatrices d’ici 2025. La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, avait présenté le 22 octobre dernier son plan pour créer 37 000 places dans les CPE. Ce plan comportait notamment une augmentation de salaire de plus de 20,2% pour les éducatrices qualifiées, prêtes à travailler 40 heures par semaine. 

La FIPEQ-CSQ avait diffusé une contre-proposition deux jours plus tard, estimant que les propositions mises en avant par le gouvernement n’étaient pas suffisantes pour freiner la pénurie de main-d’œuvre. Le syndicat avance que les mesures vont au contraire accentuer l’exode. Notamment chez les éducatrices spécialisées, qui se retrouvent moins bien payées que le personnel sans qualification. 

«On voit clairement dans nos sondages que le personnel éducateur demande plus d’éducatrices spécialisées, plus d’agentes en soutien pédagogique et technique, plus de préposées. Bref, plus d’aide pour accompagner les enfants ayant des besoins particuliers et pour supporter leurs tâches au quotidien», déclare Valérie Grenon dans un communiqué.

Une nouvelle journée de négociations aura lieu jeudi 4 novembre. La FIPEQ-CSQ attend notamment un retour de ses propositions lors de cette journée.

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