Montréal

L'histoire déterrée à Pointe-aux-Trembles

Le Vieux Pointe-aux-Trembles aura droit, d’ici l’automne 2012, à une nouvelle place publique. Ce nouvel aménagement, qui implique la réfection des égouts du secteur, a nécessité des fouilles archéologiques qui se sont avérées riches en découvertes.

Le Vieux Pointe-aux-Trembles, un quartier bordé par le fleuve Saint-Laurent, a accueilli, au 17e siècle, un bourg fortifié construit par les Français à la suite du massacre des Iroquois. Les fouilles archéologiques lancées le 10 août ont déjà permis de recueillir plusieurs artéfacts qui permettent d’esquisser le quotidien au temps de la colonie.

Parmi les objets extirpés du sol se trouvent des couteaux pliants, des vases, des verres, une pipe micmac, preuve d’un commerce fait avec les Amérindiens, et des fragments de céramique.

«On retrouve des fragments de céramique avec des trous de réparation, a indiqué l’archéologue Cathy Couture, en entrevue à Radio-Canada. Ça veut dire que les gens étaient tellement pauvres qu’ils réparaient leur vaisselle avec des jointements. Comme s’ils rebrochaient leur vaisselle.»

Les palissades de bois qui entouraient le bourg se sont décomposées au cours des trois derniers siècles, mais les archéologues conservent l’espoir de découvrir des bastions du fort, la porte et des corps de garde, qui servaient à protéger l’entrée du fort. Ces éléments pourraient avoir été faits en maçonnerie et avoir survécu au passage du temps.

Les fouilles devraient se poursuivre jusqu’au 12 septembre. Les objets découverts seront intégrés à la nouvelle place publique. Les anciens murs des fortifications et l’ancienne rue Saint-Jean-Baptiste, qui était à l’époque plus large, seront quant à eux évoqués dans le nouvel aménagement.

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